TRAITEMENT
Le traitement est purement symptomatique : il faut soutenir les forces de la malade, qui, comme nous l'avons dit plus haut ont de la tendance à se laisser déprimer, et il faut combattre énergiquement dès le début les complications pulmonaires s’il s’en produil.
On devra aussi se rappeler, comme l’a fait remarquer Spiegelberg, que les hémorrhagies de la délivrance sont fort à redouter. Inutile de dire que la prophylaxie s’impose et que la malade doit être isolée des personnes qui n’ont pas encore eu la rougeole. Cette mesure est absolument nécessaire si l’on se trouve dans une maternité.
Nous pensons aussi qu’on fera bien de pratiquer une rigoureuse antisepsie des organes génitaux. Bien qu’il ne soit pas prouvé que la rougeole soit une cause favorisante de la fièvre puerpérale il ne faut pas oublier que l’involulion est forcément troublée dans sa marche et que les forces de la malade sont déprimées ; condition éminemment favorable au développement d’une infection septique, ainsi que l’expérimentation sur les animaux le démontre.