‹ La rougeole et la scarlatine dans la grossesse et les suites de couchesChapitre 8 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La scarlatine dite puerpérale a soulevé les discussions les plus vives et les opinions les plus contradictoires entre les différents auteurs qui se sont occupés de cette question, qu’on a embrouillé comme à plaisir. Cette dénomination très vicieuse, du reste, est due à Helm ; elle cache des choses très dissemblables. On y a englobé des scarlatines véritables, des infections septiques à exanthème scarlatiniforme, et des éruptions cutanées d’origine médicamenteuse. Cela ne serait certes pas arrivé si la scarlatine avait un caractère aussi tranché que la variole ou même la rougeole; non-seulement il n’en est pas ainsi, mais on peut dire que son aspect souvent très indécis, se trouve encore plus ou moins altéré par les circonstances au milieu desquelles la maladie se développe.

Après avoir fait un triage nécessaire, mais rendu fort difficile par le peu de netteté des phénomènes, l’absence habituelle d’angine, le mimétisme souvent parfait dont sont capables certaines affections, dont la nature est tout autre que la scarlatine, de telle sorte que les anamnestiques, vu l’absence actuelle de critérium bactériologique restent encore le meilleur appui du clinicien quand il veut établir un diagnostic, il reste à trancher des points aussi importants que délicats, tels que l’immunité de la grossesse, la plus longue durée d’incubation durant la

gestation, la porte d’entrée habituelle du miasme scarlatineux, les modifications symptomatiques engendrées par l’état puerpéral, la fréquence des complications génitales, la production possible d’une infection septique secondaire.

Nous sommes loin de nous flatter d’avoir résolu ces questions tout particulièrement difficiles, mais nous nous sommes efforcé d’en donner des solutions les plus probables. Quelques-uns des chapitres de celte étude ont été rédigés par Durand, ainsi que l’indique une note annexée à ces chapitres. Nous nous sommes bornés pour l’historique à reproduire celui de sa thèse inaugurale, auquel nous n’avons fait subir que des modifications légères :

de Tornéry.

Ancien interne des hôpitaux.

HISTORIQUE (i) 2

WELSCH.

La première description semblant se rapprocher d’une scarlatine puerpérale (car sa relalion laisse des doutes) esl due à Welsch, qui se fit l’historien d’une épidémie de scarlatine survenue à Leipzig chez les nouvelles accouchées. En outre de l’éruption survinrent des phénomènes graves qui dans la plupart des cas déterminèrent la mort (Voir Welsch, Historia mêdica novum puerperarum morbum conlinens. Leipzig, 20 avril 165b).

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