Cadet de Gassicourt, l. c
4. Art. rougeole DU Traité de médecine de MM. Charcot Bouchard.
SYMPTOMATOLOGIE.
La durée semble assez longue, puisqu’elle existait encore le jour de l’exeat des enfants: elle survivrait donc à la convalescence ; il serait intéressant de savoir ce quelle devient par la suite. D’ailleurs, en raison des complications qui existent concurremment à la rougeole, il est difficile de fixer exactement l’origine et la valeur de ce symptôme.
Il n’en est pas de môme de Y anurie, qu’on observe dans certaines formes graves de la maladie. Associée à l’hyperthermie, aux phénomènes nerveux, etc., elle contribue pour sa part à la constitution du syndrome propre aux formes malignes hypertoxiques. (Voir les formes cliniques.)
L’albuminurie peut aussi se montrer pendant la convalescence; elle est alors l’expression d’une néphrite tardive donnant lieu àl’anasarque et à toutes les conséquences de ces lésions. (Sanné, p. 401 ,1. c .)
Au début de l’éruption et au moment de la défervescence, Loeb 1 a signalé 4 la propepto?iurie, qu’il a rencontrée neuf fois sur douze cas. L’acide nitrique ajouté à l’urine détermine un précipité qui se dissout par l’ébullition et reparaît à froid. M. Talamon a également constaté de Yacêtonurie 2 .
M. Griffeths a isolé de l’urine des rougeoleux une ptomaïne répondant à la formule C 3 H 5 Az 3 O, très toxique, et qui, inoculée au chat, détermine une hyperthermie (40 degrés) et la mort en trentesix heures.