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SYMPTOMATOLOGIE.
matin, 38°,S le soir). La défervescence se fait si vite qu’au matin du sixième jour on trouve la température descendue en une nuit à la normale ou subnormale, 36 à 37 degrés. Mais plus souvent la défervescence est moins brusque et demande deux jours, conduisant ainsi le malade jusqu’au septième ou huitième jour, extrême limite dans une rougeole normale 1 .
Le pouls est en général très élevé : sa courbe suit celle de la température; on obtient de 120 à 140 pulsations. Sa fréquence, bien entendu, varie avec l’âge. Il reste parfois accéléré alors que l’éruption cutanée pâlit et sans trace aucune de complication (Blache et Guersant).
La connaissance exacte de la marche de la température dans la rougeole est capitale pour le diagnostic des formes anormales ou compliquées, soit qu’on observe une hyperpyrexie permanente à l’époque où la fièvre doit tomber ou être modérée, soit que celle-ci persiste, ou se montre de nouveau après la disparition de l’éruption.
A part la courbature, l'assoupissement, la céphalalgie, etc., phénomènes communs au début de toutes les pyrexies, et presque toujours peu accusés dans la rougeole, nous n’avons guère à signaler que les convulsions. Lorsqu’elles ne se répètent pas souvent elles ne sont pas graves, et la connaissance
1. Quelques malades conservent encore jusqu’au nenvième et dixième jour, avec une température normale le matin, des exacerbations allant jusqu’à 38» et 38»,5 le soir (Henoch, ibid.) Cette fièvre vespérale n’a aucune importance'.
de ce fait doit détourner le praticien de toute médication perturbatrice (Trousseau 1 ). Elles s’observent surtout chez les petits enfants au-dessous, de deux ans 2 , au moment des périodes fébriles extrêmes, et ne laissent aucune trace dans leur intervalle. Exceptionnellement, on observe des phénomènes cérébraux plus graves : délire, accidents méningés transitoires (Henoch 3 4 ).
Les phénomènes nerveux sont, comme on le voit, beaucoup moins accentués que dans la scarlatine et dans la variole.
Les urines présentent une coloration foncée, une acidité forte et] une densité augmentée. Les urates sont plus abondants ; de même l’urée, les chlorures, les sulfates.
Les phénomènes urinaires n’ont pas dans la rougeole l’importance qu’ils acquièrent dans la scarlatine. Cependant l’albuminurie a été signalée chez les adultes au début de l’éruption par Becquerel, Blache et Guersant., Parkes, Brown, Gubler. Étudiée chez l’enfant dans trente-deux cas par Guinon et Auclair à l’hôpital des Enfants-Malades*, il a été rencontré par eux onze fois. Elle est en général très peu abondante, 5 centigrammes par litre, et n’a jamais dépassé 40 à 80 centigrammes.