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CHAPITRE VII

FORMES CLINIQUES

Rougeoles bénignes.— Rougeole abortive.—Rougeole fruste. — Description. — Rougeole sans catarrhe. — Rougeole sans éruption ( Morbilli sine morbillis ). — Légitimité de ces formes.

Rougeoles graves. — Rougeole inflammatoire ou synochale.— Description, gravité, complications.

Rougeole suffocante, dyspnéique ou pulmonaire. — Elle est due à une localisation intense du catarrhe spécifique sur l’arbre bronchique. —• Description, gravité, complications.

Rougeole hémorrhagique. — Symptômes généraux. — Hémorrhagie de la peau et des muqueuses. — Étiologie, diagnostic. — Rougeole hémorrhagique d’emblée.

Rougeole ataxo-adynamique. — Symptômes généraux du début, graves ou non. — Description, gravité extrême, diagnostic précoce de cette forme. — Diagnostic différentiel, grippe à forme nerveuse.

Formes cliniques.

Sous ce nom nous décrirons les aspects divers que peutprendre la rougeole, en dehors de la forme normale et classique. Ces formes ne reposent pas

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IGEOLE.

naturellement sur un seul symptôme, mais sur un ensemble de phénomènes qui donnent à chacune d’elles une allure propre quant à la marche et à la terminaison.

On les a divisées, selon leur gravité, en rougeoles bénignes et rougeoles malignes. Elles ont été classées selon l’importance des symptômes dominants qui les caractérisent : leur division est donc purement symptomatique.

Une relation constante, observée dans certains cas, entre l’intensité de l’éruption ou sa fugacité et la bénignité des symptômes généraux, a fait reconnaître des rougeoles bénignes divisées en :

1° Rougeoles abortives;

2° Rougeoles frustes.

Dans le groupe des rougeoles graves, que lie entre elles l’importance des phénomènes généraux, on reconnaît deux variétés dans lesquelles l’éruption cutanée offre un aspect spécial et caractéristique ; ce sont :

1° La rougeole inflammatoire ou synockale ;

2° La rougeole hémorrhagique.

Une autre variété correspond à la localisation excessive de l’éruption sur l’arbre broncho-pulmonaire : c’est la rougeole dyspnéique ou suffocante.

Enfin, en tenant compte de l’exagération jusqu’au danger des phénomènes nerveux de la maladie, on a reconnu la rougeole ataxo-adynamique.

Ces formes graves de la rougeole sont rares. On les observe cependant avec une plus grande fréquence dans certaines épidémies.

FORMES CLINIQUES

Nous devrons signaler encore, parmi les variétés cliniques que peut revêtir la rougeole, deux types qui tirent leur caractère distinctif et de l’âge des sujets et du terrain sur lequel la rougeole évolue-

Au premier se rattache la rougeole des très jeunes enfants , et au second celle qui se montre chez les sujets débilités, cachectiques, ou chez les convalescents d’une maladie grave, et qui, trop souvent, dans ce cas, pourrait, être appelée rougeole terminale. Ces rougeoles sont appelées rougeoles secondaires. Elles feront l’objet d’un chapitre spécial.

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