HISTORIQUE
del760 etdel764 lui fournirent les éléments de ce diagnostic important.
Après lui Borsieri décrivit les formes bénignes et malignes qu’elle peut revêtir. Plus tard Willan vit la rougeole hémorrhagique (rougeole noire), etc.
Les travaux cliniques de l’école française ontdepuislors puissamment contribué à l’étude de cette maladie, et surtout à celle de ses complications.
Après Watson, Willan, Bateman, Rosen, les noms de Blache et Guersant, Rilliet et Barthey, Trousseau, sont attachés à l’histoire complète de la maladie.
Cependant les recherches nouvelles des observateurs accumulaient les travaux concernant la contagion, l’épidémiologie, la prophylaxie et les complications de la rougeole. M. Girard, de Marseille, établit un des premiers que, contrairement à l’opinionadmise jusqu’alors, la rougeole est contagieuse surtout à la période d’invasion des muqueuses. Les nouvelles données acquises parla suite sur.ce sujet furent résumées dans la thèse de docto'ratdeM. Béclère. Elles eurent pour résultat un fait important dans l’histoire nosocomiale de la rougeole, je veux dire l’isolement des rougeoleux dans des pavillons spéciaux. Les conditions de propagatiop à l’hôpital et en ville, les mesures à prendre pour les éviter, furent ensuite plus spécialement étudiées par un certain nombre d’observateurs et discutées dans les sociétés scientifiques. Les noms de MM. Graricher, Ollivier et Sevestre sont plus particulièrement attachés à cette période.
L’épidémiologie de la rougeole ne fut pas négligée par les médecins qui exercent.en dehors des grands centres, et des relations intéressantes et instructives parurent notamment dans la littérature française. Après Panum, dont la relation est restée fameuse de l’épidémie qui sévit sur les îles Feroë, on doit à MM. Colin, Laveran, Hecquet (Abbeville), Gassot(Chevilly), Lardier (Rambervillers), etc., etc., des documents précieux.
M. Bard a consacré à ces questions un important travail dans la Revue d'hygiène de 1891.
Au point de vue bactériologique nous ne connaissons pas encore le microbe spécifique de la rougeole. Cependant ces recherches n’ont pas été stériles surtout en ce qui concerne la pathogénie des associations morbides habituelles à la rougeole. MM. Coze et Feltz, Babesin, Pielicke et Canon ont décrit un bacille particulier dont nous retrouverons plus loin la description.
Le diagnostic de la rougeole s’est également précisé. On en a séparé les différentes variétés de roséoles, la rubéole, enfin différents érythèmes infectieux survenant dans le cours de certaines maladies générales. La thèse de M. Lavy est un bon travail d’ensemble sur les exanthèmes morbilliformes dansla fièvre typhoïde. L’important mémoire de M. Hutinel paru dans les Archives générales de Médecine vient de compléter ce point de doctrine et de pratique.
Les complications de la rougeole sont en train de subir l’évolution que les recherches bactériolo-
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giques ont amenée dans leur conception générale. L’intervention des infections secondaires a éclairé d’un jour particulierleur pathogénie et leur prophylaxie, notamment en ce qui concerne la bronchopneumonie. Nous retrouverons ailleurs ce chapitre, mais nous devons mentionner comme un des premiers travaux parus sur ce sujet la'thèse de H. Gontier(de Lyon) (1888) et les publications de M.Bard 1 .
L’anatomie pathologique s’est enrichie des travaux de MM. Demme et Catrin.
Enfin le traitement, lui aussi,, a bénéficié du progrès de ces dernières années, et l’application de la balnéation froide a donné à M. Dieulafoy les meilleurs résultats.
De nombreuses monographies et des travaux cliniques importants ont été publiés sur la rougeole : Nous devons mentionner parmi ceux auxquels nous avons fait de nombreux emprunts : les articles de M. Sanné dans le Dictionnaire encyclopédique, et de M. d’Espine dans le Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratique, de Thomas dans VÈncyclopédie de Ziemssen, qui renferment l’histoire *complète de la rougeole; l’article rougeole dans les excellentes Leçons cliniques sur les maladies des enfants de Henoch, et les pages qui sont consacrées à cette maladie dans le Traité clinique des maladies des enfants «feM.de Gassicourt,dans l’ouvrage de M. Descroizilles, dans ceux de MM. ftilliet et Barthez, d’Espine et Picot, Barthez et Sanne, etc.
1. Voyez le volume de cette collection consacré spéçialelement aux complications de la rougeole.
Nous n’avôns pu, dans ce court aperçu, citer tous les auteurs qui depuis quelque temps ont apporté à la question l’appui de leurs recherches. On les retrouvera dans le cours de ce travail et dans la bibliographie.