‹ La RougeoleChapitre 42 sur 67 · Voyez le chapitre de la prophylaxie · texte numérisé non relu

Voyez le chapitre de la prophylaxie

DE

indiscutables de contagion indirecte ont été observés, nécessitant naturellement une persistance plus grande de ses propriétés nocives.

M. Grancher a observé cette persistance pendant deux et même trois jours.

Quoi qu’il en soit, on peut dire que d’une manière générale le germe morbilleux émané de l’individu malade meurt ou s’atténue rapidement, et par conséquent, considérer jusqu’à un certain point comme inoffensifs les locaux où ont habité des morbilleux 1 . Mais ce serait, croyons-nous, une grande erreur et un grand danger d’en conclure, ainsi que nous le verrons plus loin, qu’il est inutile de désinfecter ces locaux. L’observation ne démontre qu’une chose : c’est que le germe perd rapidement sa virulence; elle n’a pas démontré qu’il meurt. Or nous ne connaissons pas les conditions qui, vraisemblablement pour le germe morbilleux comme pour les autres, lui permettent de récupérer à un moment donné sa virulence. Des observations semblent en effet démontrer que dans certains cas on peut observer une reviviscence de la virulence des germes ou une persistance anormale de virulence dans des locaux infectés par la présence d’un rougeoleux un an auparavant.

Cette conclusion n’est pas celle de M. Bard, qui a posé, peut-être en règle trop absolue, que le germe de la rougeole, après le départ des malades,ne persiste pas dans le local qu’ils ont habité, et qui en a naturellement conclu à l’inutilité de la désinfection des locaux et du lit.

Quel est maintenant le mode de contagion de la rougeole?

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