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TABLEAU GÉNÉRAL DE LA MALADIE

La rougeole frappe les sujets, particulièrement les enfants, en pleine santé. Des phénomènes généraux vagues accompagnent le début de la ma-

SYMPTOMATOLOGIE.

ladie. Ils consistent principalement en quelques malaises, accompagnés de courbature, de fièvre, de céphalalgie légère, quelquefois d’épistaxis ou chez les jeunes filles d’un léger suintement sanguin métrorrhagique. Ces phénomènes généraux sont rarement très accentués, et assez souvent peuvent passer inaperçus. Mais dès le premier jour l’apparition de la conjonctivite, du coryza, des laryngo-trachéite, imprime à la maladie un cachet spécial et qui ne trompe pas l’œil d’un clinicien. Au bout de quatre jours 1 environ de cet état, l’éruption apparaît, à la face d’abord, puis se généralise dans les jours qui suivent. Elle dure en moyenne 3 à 4 jours elle-même, puis s’éteint progressivement, en suivant dans cette évolution décroissante la même marche que dans son invasion. La fin de l’éruption marque la terminaison de la maladie, et la convalescence, dans la plupart des cas, est tellement rapide qu’il y a pour ainsi dire passage direct de l’état de maladie à l’état de santé.

Telle est, rapidement esquissée, la physionomie généralé de la rougeole simple. Mais nous allons voir par l’étude détaillée des symptômes que, selon les cas observés, elle revêt des aspects cliniques variables, plus ou moins graves, portant soit sur l’éruption soit sur les phénomènes, généraux qui l’accompagnent.

Ces variations dépendent d’influences multiples.

1 Dans le cours de cette description et pour éviter toute confusion, les jours seront comptés à partir des premiers symptômes de la maladie, début de l’invasion des muqueuses

Au premier rang de celles-ci il faut placer la nature de l’épidémie : virulence du germe; la santé du sujet qu’elle frappe et les conditions dans lesquelles elle le frappe : influence du terrain; enfin les associations morbides qui coexistent avec elles, et qui sont liées soit aux conditions d’hygiène et de milieu qui entourent le malade, soit à la constitution épidémique régnante : infections secondaires ou associées, extérieures au malade, et jusqu’à un certain point indépendantes de sa santé et de sa résistance vitale propre.

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