I-re Il-me Ill-uie Apprentis Classe Classe Classe
B. Artisans: 24 142 -1280 5 loi Total: 955:i.
Ce qui fait un total général de 16670 patentaires chrétiens.
Le même extrait nous donne un nombre de 10107 contribuables juifs.
En considérant tous ces Juifs comme des patentaires, la proportion respective des chrétiens et des Juifs dans le total de 32777 patentaires, serait donc de 50,80"/o pour les premiers et de 49,l4^'o pour les seconds.
Les chrétiens auraient donc, dans l'intervalle de 1846 à 1859, regagné une infime portion du terrain perdu entre 18:^1 et 1838.
Malheureusement, il n'en est rien et la situation réelle frèrrîiat'us'au^^^^ a été tout le temps beaucoup plus désastreuse pour les V^'Imn.n.'^pîu^^ chrétiens que ne le montrent les cliiffres ci-dessus. "'""'"''•"'• Justes pour le s chrétiens, donnant le nombre exact de leurs patentaires, ils sont bien au dessous de la vérité, quant à celui des commerçants et artisans juifs. Ces chiffres sont fournis par les registres donnant le recouvrement de l'impôt. Or, les Juifs ne payaient pas leurs impots à l'Etat individuellement mais collectivement, au moyen d'une taxe sur l'abattage des volailles et de la viande donnée en entreprise. Il est évident, que Juifs et entrepreneurs avaient intérêt à ce que cette taxe fut adjugée au plus bas prix possible. Il est facile de constater que le nombre des Juifs servant à établir le chiffre de la taxe est toujours de beaucoup inférieur à celui donné par les recensements.
Nous avons déjà vu que, tandis que le recensement de ]8;]8 nous donne un chiffre de 17971 chefs de famille juifs établis dans les villes et les bourgs de la Principauté, le registre des encaissements pour 1839 ne nous en montre que 100;)2 payant l'impôt des patentes.
Pendant que l'extrait du rôle des contribuables pour 1859, dont nous venons de parler, nous donne un nombre de 16107 Juifs payant la taxe, le recensement de 1859 accuse un total de 27401 chefs de famille non soumis à une protection érangère (sans compter les sujets étrangers et ceux exemptés d'impôts M.
M Voir le Chapitre I ci-dessns.
r^a question qui s'impose ici est la suivante: Que faisaient les chefs de famille juifs, au nombre de 7889 en 1839 et de 11294 en 1859 (sans compter les sujets étrangers), qui ne payaient pas d'impôt?
A cette question, quiconque a vécu quelques années en Moldavie répondra sans la moindre hésitation (ju'ils faisaient le commerce ou exerçaient une profession.
Les Juifs n'ayant jamais cultivé la terre dans ce pays, ne pouvant embrasser alors aucune carrir-re libérale, ne pouvant occuper aucune fonction, ne devenant pas domestiques, ne pouvaient exister qu'en exerçant un commerce, une spéculation quelconque ou un métier.
D'où il résulte que, tant dans le passé qu'actuellement, il faut considérer tout Juif établi en Roumanie, à très-peu d'exceptions près, soit comme commerçant soit comme artisan.
Donc, aux commerçants et aux artisans chrétiens, au nombre de: 11121 en 1839 et de 16670 en 1859. ce n'est pas le nombre de patentaires juifs fournis par les registres d'encaissements et les rôles qu'il faut opposer, mais bien ceux fournis par les recensements de 1838 et 1859 pour le total des Juifs établis dans la Principauté en cette année.
^coTOtions^\ Les chiffres relatifs à la capitale suivent la même
Tlielucompa- fèglc, Ic uombrc des contribuables juifs y est toujours ratif. ' inférieur à la réalité. Toutefois la fraude y ayant certainement moins de jeu, les chiffres fournis par les statistiques ayant rapport aux commerçants et artisans juifs de lëissj méritent beaucoup plus de confiance que les autres.
Le tableau suivant ^) nous montre la décroissance de l'élément chrétien et l'acroissement de l'élément juif dans le commerce et l'industrie de la capitale moldave de 1831 à 1860.
') Ce tableau est le résultat des données des dossiers du recensement de 1831, Tr.sp. 885, Op. 1011 de la Succursale de l'Archive de l'État en lassy, des tableaux VIII et IX du Cliapitre I ci-dessus et du Rôle des corporations de lassy, No.s. 1599 et 1G03. Trsp. 17G8, <Jp. II, de la Succursale de l'Archive de l'Etat ù lassy.