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') Statistica Debitelor de Beuturi dans le Biiletin Sfatistic General. An. II, p. 385.
On le voit, ce sont le districts de la Moldavie dans les communes rurales desquels les octrois rapportent le plus par tête d'habitant et où, par conséquent, il se consomme le plus de spiritueux : c'est une des conséquences néfastes de l'invasion juive en Moldavie.
L'influence morale exercée par les Juifs sur la classe marchande a également été loin d'être moralisatrice. Ils ont commencé par tuer ce qu'il y avait de plus considérable et de plus solide dans cette classe; ne laissant subsister, dans la plupart des villes, que des restes qui mènent une vie des plus précaires.
Si d'une part, ils ont introduit des procédés plus nouveaux, plus modernes, ils ont aussi apporté avec eux la fraude, la mauvaise foi, les tromperies de tout genre.
Nous avons vu ce que Neigebauer dit de leur manière de faire le commerce vers le milieu du siècle passé : c'est celle qu'ils pratiquent encore aujourd'hui. Le commerçant juif, à de rares et très-honorables exceptions près, compte moins pour faire fortune sur une série de profits que sur son habileté à tromper vendeurs et acheteurs.
Le capital lui appartenant, mis par lui dans son commerce, est presque toujours insignifiant: tout est pris à crédit. Il achète, en général, de la mauvaise marchandise, à bas prix et s'efforce de tromper l'acheteur tant sur la provenance que sur la qualité de cette marchandise. A cause de la multitude des magasins la concurrence est grande et les prix sont bas, aussi les marchands font-ils en général de mauvaises affaires. Il y en a beaucoup qui, en réalité, sont déjà eu faillite au moment où ils ouvrent leur magasin. Aussi attendentils souvent avec impatience le moment où elle est déclarée car, pour la plupart du temps, ils ont eu soin de mettre de côté quelqu'argent soigneusement dissimulé aux créanciers. Le plus souvent on conclut un arrangement : le commerçant en déconfiture s'arrange avec ses créanciers moyennant 50, 40, 30, 20 pour cent de ses dettes et recommence son commerce, plus riche de quelques milliers de francs. Si la faillite est déclarée, il échappe, en général, aux pénalités prévues par la loi quand elle est frauduleuse car il est rare que les créanciers juifs veuillent le faire emprisonner. Il en est quitte, une fois le jugement prononcé, pour ouvrir un nouveau commerce sous le nom de sa femme, de quelque parent on d'un associé et, très-souvent.
sous un nom d'emprunt. Presque tous le» Juifs que nous avons connus en Moldavie ont passé par des alternatives de succès et de revers, de richesse et de misère: presque tous ont cessé et recommencé leur commerce dix fois et en ont varié le genre, ix peine a-t-on entendu qu'un Juif a fait faillite qu'on le voit commencer un nouveau commerce pour apprendre, au bout de quelque temps, qu'il a de nouveau été obligé de le cesser.
Voici ce que dit sur les banqueroutes et les Juifs, un homme qui s'est spécialement occupé de cette question et qui, par les fonctions de juge d'instruction et de Président du Tribunal de Commerce d'Ilfov, est à même de la bien connaître.
„Une statistique précise, nous indiquant la ma- ,,nière dont se sont terminées les 736 faillites déclarées ,,sous le régime du nouveau Code de Commerce, jusqu'au ..commencement de 1893, nous prouverait que près ..des trois quarts d'entre elles se sont terminées par -,,des concordats. Les articles 843 et 852 du nouveau „Code permettent aussi au failli de mauvaise foi faire „un concordat avec n'importe quel dividende et d'être ,^de nouveau mis à la tête de ses affaires, parfois ré- ,Jiabilité, dans n'importe quel moment de la procé- „dure, même si une action publique de banqueroute frau- „duleuse est ouverte contre lui ou s'il n'a pas tenu ses ., registres en règle. Cette disposition a donné lieu à la „plupart des faillites accompagnées de créanciers fictifs ..et avec des concordats favorables aux faillis, dans les- „quels les dividendes varient entre 10 et 20 pour cent. ..Pour prendre un exemple, je cite, le district de lassy .,où les faillites, à partir de l'appUcation du nouveau ..Code de commerce ont de nouveau suivi une marche „en progression et où, d'après le tableau ci dessous, ..pour 80 faillites nous avons 40 concordats.
mande i mande
des I des cr(5-
failli8 11 anciera
Concordat
Tolal
go. g.
„Si, de toutes les faillites constatées dans le pays „sous le régime du nouveau Code, il n'y en a que 59 „qui soient passées comme banqueroutes frauduleuses. „il ne font pas croire que toutes les autres ont été des de „faillites bonne foi. vSoit que les fraudes aient été com- „binées avec habileté, de manière à échapper au contrôle „des facteurs chargés de les poursuivre, soit que les „faillis, se sentant pris, aient payé cent pour cent aux „créanciers et, obtenant de cette manière la levée de la „faillite pendant Vinstruction pénale, ils ont pu annuler „rexercice de cette action . . .
„I1 est à observer, de plus, que sous le régime du „nouveau Code aussi, les étrangers et surtout les „Juifs entrent dans le nombre des failhs pour une .,proportion considérable . . .
„ Sur 1773 faillites constatées en 25 ans
„il n'y en a que 28 % à la charge des Roumains ^)".
Ce qui étonne surtout, c'est de voir les fabricants d'Allemagne et d'Autriche, pays d'où les Juifs se fournissent presque exclusivement, ne pas se lasser de leur faire crédit pour perdre au moins une partie de la valeur de leurs marchandises. Il parait pourta,nt qu'ils ont commencé à devenir moins confiants. Voici un trait entre mille illustrant les procédés employés par les Juifs.
„Her§CH Pascal, originaire de Bêrlad, vient dans ,,la capitale sous le nom d'emprunt de Ilennan Tlellin- ,,brandt et, déjà en 1884, commence des opérations de «commission en qualité de représentant de différents «fabricants de l'étranger. Pendant l'automne de 1890,
') D. G-. Maxim. Causele înmultirii falimenteîor m Romdnia, p. 154.
„voyant venir récliéance de plusieurs de ses traites, il «change son nom et celui de sa raison commerciale en «mettant tout simplement au-dessus de la porte de „son bureau, une enseigne avec un nouveau nom : R. „PascaI So/in. De cette manière, il travaillait, à la fois, „avec deux raisons commerciales pour mieux abuser „de la bonne foi des tiers et, en cas de besoin, il écri- ,,vait aux fabricants de demander des renseignements „sur la maison Hannan HeUinhrandt à la maison Pascal „Sohu et réciproquement: envoyant des traites signées „par une de ses raisons de commerce pour payer les «dettes de l'autre.
,,À la suite de la réclamation de l'avocat R. Orghidan, „ auquel on avait envoyé de l'étranger une traite fal- „sifiée par notre escroc, portant la signature d'un com- „merçant de Bucarest et qui en refusait le payement „en déclarant que sa signature avait été falsifiée et qu'il „n"avait aucune connaissance de cette traite. Ayant fait „venir Her§cu Pascal à mon Cabinet d'instruction, celui- „ci changea pour la quatrième fois son nom en pré- «tendant être Gher.fin HeUinhrandt ec en alléguant que „son frère, Her.fcu Hellbibrandt^ qui avait falsifié la „traite, était parti pour Constantinople. L'inexactitude „de cette allégation et son identité n'ont pu être con- „statées qu'après la perquisition faite chez lui et plu- „sieurs confrontations auxquelles je l'ai soumis
„J'ai trouvé à la porte de son comptoir une en- „seigne à deux faces, avec ses deux noms ; il tournait «l'enseigne selon qu'il lui convenait et selon le \âsi- „teur qu'il attendait.
„I1 avait deux comptables, un pour chacun des «noms qu'il portait et, pendant la perquisition, plusieurs «visiteurs arrivant dans le comptoir, l'un l'appelait : „Mùnsieur Pascal Sohn, l'autre : Monsieur HeUinhrandt.
„ Her.fcu Pascal a trompé, pendant près
«de deux ans, plusieurs maisons de l'étranger: entre „ autres : Paschold & Dœger et les Frères Bein de Ber- «lin, Théodore Held de Leipzig et Frédéric Lappe de „Wermelskirchen ')".
Il est bien entendu qu'il y a en Roumanie des maisons de commerce juives existant depuis des générations, d'une solidité et d'une honorabilité à toute épreuve, mais, malheureusement, elles forment l'exception et non la rèffle.
. ') D. G. Maxim Op. cit., j). 150 et suiv.
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Le -Juif chez nons est, d'ailleurs, plutôt un brasseur d'affaires qu'un négociant; il est très-enclin à risquer dans une entreprise, tout aussi bien l'argent lui appartenant en propre que celui ne lui appartenant pas et sur lequel il peut mettre la main : il a un tempérament de joueur.
Voici le tableau des faillites en Roumanie pour la période 1878 — 1892. Il est bien regrettable ([ue la statistique n'ait pas été continuée et publiée.
TABLEAU Nombre des faillites en Roumanie, de 1878