‹ La Roumanie et les JuifsChapitre 44 sur 68 · T •11 -I 1 -Il 1 taines catego · texte numérisé non relu

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d artisans dans les villes : il y a trop de tailleurs, trop de ;,\';f,'\g*'"'iff,^f bottiers, trop de maçons. Ces professions sontenco:nbrées "" parles Juifs qui, par conséquent, travaillent à devrais prix de famine et, malgré leur sobriété exemplaire, malgré l'appui et les facilités qu'ils trouvent chez leurs coreligionnaires qui ne se fournissent que chez eux et leur vendent les matières premières au plus bas prix possibles, ils ne parviennent, que difficilement à nourrir leurs familles.

') Chiffres fournis par l'or.[uêl9 industrielle faite par le Ministère des Domaines en 19' 'J.

"^''SVoîdavie'r *"'' Lci bciiique, 611 Moldavie, est eatit^Tement entre les

mains des Juifs: il n'y existe pas de banquiers chrétiens. On se tromperait fort si on attribuait au mot banquier, en Moldavie, la même acception qu'il a en Occident. I^es spéculateurs se donnant cette qualité sont, à très-peu d'exceptions prrs, des gens faisant une foule d'affaires plus ou moins propres, dont l'usure forme la base et l'essence, souvent le commerce des céréales et, en tout dernier lieu, la banque.

danrieTa'^tf' Lc méticr de banquier à été très-profitable tant

^''''''boyard". ''^' 1^6 la boyaHC à encore possédé quelque chose entant que classe.

Les Juifs, arrivant d'un pays où l'une de leurs sources principales de profit était l'exploitation de la fortune et des vices de la noblesse polonaise, surent tout-de-suite comme s'y prendre avec les boyards moldaves. Ceux-ci avaient toute rimprévo^^ance des nobles polonais et des appétits de luxe et de jouissances d'autant plus puissants qu'ils étaient plus neufs. Ils n'a-, valent, en revanche, ni la même culture, ni autant de puissance et, surtout, leurs fortunes étaient incomparablement moindres.

Les Juifs surent admirablement exploiter leurs vices et leurs faiblesses. Auprès de chaque boyard de quelque conséquence, vint s'ingracier un Juif, souvent deux ou trois qui, sous prétexte d'être des hommes à lui, prêts à le servir en toute occasion avec les ressources de leur intelhgence et leur expérience des affaires, connaissaient à fond l'état de sa fortune et étaient tenus au courant de ses vices, de ses désirs, de ses besoins qu'ils savaient s'arranger pour faire naître à l'occasion.

Ils savaient faire intervenir leur associé secret, le banquier, à point, au moment où le besoin était le plus pressant, le désir le plus intense. Le boyard était lentement amené dans l'engrenage des dettes, avec toutes sortes de précautions, par un chemin semé de roses : ce n'est que quand il était bien engagé dans cette voie que les conditions devenaient plus dures, le langage des Juifs moins mielleux.

La boyarie se montra presque incapable de lutte, en trente ans sa ruine était consommée; il ne restait plus, en 1866, que des bribes de sa puissance qui, depuis, ont aussi presque complètement disparu.

Une classe d'hommes nouveaux acheta leurs terres et, en ce moment, nombre de fils de ces hommes

nouveaux ont déjà laissé entre les mains des l»aii(|uiers juifs une belle partie de leur héritage.

Et on se demande avec étonnement où est passé'^,^;;7Vùuuré'au'ï' le nombre très respectable de millions gagnés par les '"'>ar.i8. Juifs aux boyards et à leurs successeurs car, en Moldavie, il y a peu, très-peu de capitalistes juifs méritant vraiment ce nom.

Une partie des Juifs, une fois leur fortune faite, s'est retirée en Allemagne ou en Autriche, emportant les millions faits en Roumanie, mais la masse est restée, nous les avons connus, nous les avons vus mourir et leurs fils, pour la plupart, ne sont pas riches tant s'en faut. C'est que le -Juif a un tempérament de joueur, qu'il ne sait jamais s'arrêter et se retirer des affaires, une fois sa fortune faite. Il adore les opérations hasardeuses, il s'obstine à poursuivre la chance et finit généralement par une faillite plus ou moins frauduleuse. L'argent pris par eux aux Roumains est parti à l'étranger, englouti dans toutes sortes de krachs et d'entreprises manquées.

Et maintenant qu'il ny a plus de boyards, ([ue les propriétaires actuels de domaines en Moldavie n'hypothèquent plus guère leurs terres qu'au Crédit Foncier et. que beaucoup d'entre eux, rendus sages par les ruines antérieures et l'expérience des dernières années, restreignent ses dépenses et mènent un train de vie plus conforme à leurs moyens, les banquiers juifs ne trouvent plus facilement les mille affaires qu'ils affectionnaient autrefois ni les énormes profits qu'elles donnaient. Aussi vivent-ils difficilement en faisant le change ou le commerce des céréales et en prêtant aux fermiers, à des taux qui, ailleurs, les feraient passer en police correctionnelle; tous se plaignent amèrement de la dureté des temps.

Outre les artisans et les commerçants, il existe ,i^an"'t"d'affa'ires. une nombreuse catégorie de Juifs vivant d'à ffai re s (Geschaftsleide). Ce sont des gens à l'affût de toute occasion de gagner de l'argent d'une façon honnête et surtout d'une façon malhonnête. Cette dernière manère obtient même la préférence parcequ'elle rapporte beaucoup plus d'argent. S'agit il pour un débiteur peu scrupuleux de frustrer ses créanciers et de faire disparaître sa fortune ? Le Juif est là qui, moyennant une commission, se charge de l'opération et la réussit neuf fois sur dix. Un négociant mécontent de la marche de ses alfaires, veut-il se remettre à flot au

détriment de ses créanciers? Il y a des agences juives dont c'est la spécialité d'arranger des faillites. Un prodigue désire-il escompter d'avance un héritage devant lui revenir? Il y a des Juifs dont cette espèce d'escompte est la profession mais, sacliant que les tribunaux, dans les cas de cette nature, ont la mauvaise habitude de considérablement réduire la créance, ils ont bien soin de faire signer une traite pour vingt, trente, quarante fois la valeur prêtée. Il n'en manque pas qui, pour être plus sûrs de tenir le prodigue lui font, sous leurs yeux, apposer une fausse signature sur la traite qu'ils escomptent, pa/un ji"P Mais c'est surtout dans l'achat des consciences et

des scrupules qu'ils excellent, confirmant ainsi l'opinion portée sur eux par un de leurs corehgionnaires qui leur reproche : le penchant à croire que tout est vendre et qu'il est légitime de tout a c 11 e t e r. ')

^) Voir l'article: Juifs par Theodoee Reinach dans la Grande Encyclopédie. XXI, p. 273.

Le caractère du Juif est dépeint avec tant de véritô que je crois utile do reproduire ici le passage entier :

". . . . L'âme du .Juif est le produit de son histoire et, à côté d'à- « ualogies tenant à des destinées longtemps communes, cette âme présente «d'un pays à l'autre de grandes différences qui justifient le mot de Met- «ternich: i Chaque pays a les .Juifs qu'il mérite.» En résumé, le caractère «et l'intelligence du Juif moderne sont le produit des facteurs suivants: «1) La Bible (Jhora et prophètes); 2) l'éducation talmudique isoit des «générations actuelles, soit de leurs ancêtres); 3) les persécutions prolou- «gées; 4) l'abstention forcée pendant de longs siècles de certaines occu- «pations; ô) la pratique exclusive, également imposée, d'autres branches «d'activité, le passage, souvent très-brusque, de l'oppression à la pleine «liberté, de la misère à l'aisance ou à la richesse, de l'ignorance et de la «foi dociles à l'émancipation complète de l'intelligence. Il n'y a presque '<pas une des qualités ou un des défauts des Juifs actuels (pii ne puisse «^s'expliquer par une de ces six causes, sans faire intervenir le moins du <f monde la notion de race, c. a. d. de fatalité.

«A la première cause (éducation biblique), on rapportera les ver- «tus de famille des .luifs, leur sobriété, leur charité, leur respect de la. < légalité, la rareté parmi eu.x des crimes de violence comme aussi la persistance de l'esprit prophétique et messianique qui est une des «formes de l'esprit révolutionnaire des Juifs. A la deuxième «(éducation talmudique) appartient le remarquable développement des fa- « cultes mnémoniques et dialectiques des .luifs, leur rai'e puissance d'ab- ^straction et de combinaison, avec ses aplications heureuses, (ils sont nés «mathématiciens, linguistes, jurisconsultes, philosophes, comédiens, musi- «ciens, joueurs d'échecs) et aussi ses alius: éristique, vaine subtilité etc. « La précoce intelligence des Juifs, leur vivacité de conception, leur e s- • prit de mots (]ui se peignent dans la conversation, dans mille anec- Mlotes, dans la saveur particidière de leur style ont aussi, en pai'tie, loui' »s(uirce dans l'école raffinée de la casuistique talmudique.

Qu'il s'agisse d'acheter la conscience d'un fonc- i^j-.Hsjitout tionnaire pour l'amener à fermer les yeux, à commettre une injustice ou un abus de pouvoir, qu'il s'agisse d'acheter un iaux témoignage, qu'il s'agisse de suborner le serviteur d'un adversaire, qu'il s'agisse d'obtenir à prix d'argent les faveurs de la femme ou de la fille pauvre, un Juif est toujours là, prêt à vous conseiller et à vous servir. Il saura quel est le fonctionnaire corruptible dans l'administration à laquelle vous avez affaire et le prix exact de sa complaisance ou de sa complicité. S'il n'y en a pas dont la corruptibilité soit

«Les persécutions, en prenant ce mot au sens le plus large, ont «marqué leur empreinte d'une part dans une souplesse, un cosmopolitisme «qui se plie merveilleusement aux conditions d'existences les plus variées, t d'autre part, dans une certaine humilité qui s'associe parfois au manque tde couraj^e et de point d'honneur, au penchant pour la ruse, arme des «faibles et le mystère, refuge des opprimés. La servilité apparente de cer- < tains .Juifs est, au reste, parfaitement compatible avec un grand fonds ^d'orgueil à la fois individuel et national, — le Juif comme l'Espagnol men- «die insolemment, et avec une ambition ardente, fjui ne se tient jamais «pour satisfaite tant qu'il lui reste un échelon à gravir, et poursuit tourtes les jouissances sans jamais jouir complètement.

îLa quatrième cause (occupations interdites! expli((ue le peu d'ap- 'titude ou de goût des .Tuifs pour certaines professions (agriculture, «marine, métiers exigeant un grand effort physique, etc.,) l'absence ou l'in- <! suffisance de certaines qualités que ces })rofessions contribuent à déve- «lopper; il est assez remarquable que les Juifs, qui ont produit dans ce isiècle tant de littérateurs, de musiciens et d'hommes d'Etat supérieurs, ^ne comptent encore à leur actif aucun peintre, sculpteur ou homme de «guerre de premier ordre.

î Inversement, la longue spécialisation des Juifs dans le commerce «d'argent explique leur supériorité héréditaire dans cette branche et daus «toutes les occupations qui s'y rattachent, comme aussi la fréquence des «défauts qu'elle engendre: âpreté, goût démesuré du lucre, finesse dégénésrant en duplicité, p e n c ha n t à croire que tout est à vendre «et q u i ' i 1 est légitime de tout acheter.

«Enfin, les Juifs ont pai'fois les vices et les ridicules qui ont été, <de tout temps, ceux des parvenus et des affranchis : vulgarité, ostentation, «vanité, snobisme. Dans certaines villes, la s o c i é t é juive est divisée en «castes, ou plutôt en couches, graduées suivant l'opulence de leurs mem- «bres, dont chacune affecte de mépriser celle qui lui est immédiatement «inférieure, et l'echerche à tout prix les fréquentations brillantes ou soi- -disant telles, les alliances nobles et coûteuses, sans aucun égard à la «vraie distinction et au vrai bonheur : Jourdain et Poirier sont des types fréquents dans le monde Israélite. La brusque émancipation intellectuelle «et religieuse produit d'autres effet de déséquilil)re : en rompant les liens «qui l'attachaient au judaïsme traditionnel, le .Juif ne trouve souvent plus «dans sa conscience vidée ni frein ni- guide moral qui l'arrête ; il s'aban- « donne comme un cheval échappé à toute l'effervescence de son imagina- «tion et de sa logique, à tous les excès de la pensée et de l'action. La «société berlinoise, dès la fin du siècle dernier, a offert de remanjuables «exemples de ce radicalisme ou plutôt de ce nihilisme moral.

prostitution.

avérée, il se mettra en dix pour découvrir chez l'un d'entre eux le désir, le vice ou le besoinpar lequel on peut l'amener à se vendre.

Il saura faire venir un faux témoin de l'autre bout du pays et lui apprendra comment jouer son rôle à l'audience avec succès. Il saura se faire bien voir, s'aboucher avec le Cerbère le plus revêche et trouver le moyen de le corrompre.

Il pourra, par sa femme, par sa sœur pénétrer auprès de la femme ou de la fille que vous voulez séduire et faire miroiter devant ses yeux le prix de son déshonneur au moment du besoin on du désir le plus impatient, ^adtecvltfra'" ^^ excelle à éluder la loi car la loi est l'ennemie

per su^^^e juff. du Juif, 11 lul à voué uuc haluc mortelle et met son amour-propre à l'éluder et à la vaincre.

Un homme d'esprit à très-bien défini le fait en disant que: en Roumanie, frapper sur l'illicite c'est frapper sur le Juif.

Lesiuifsetia Lc proxéuétismc est un métier auquel il se livre

volontiers et avec succès. La prostitution est un commerce essentiellement juif en Moldavie, plus des neuf dixièmes du nombre des maisons publiques sont tenues par des Juifs ou des Juives.

Ils font la traite des blanches sur une vaste échelle: exportant juives et chrétiennes à Constantinople, au Caire, jusqu'à Shang - Hai et à Buenos -Ayres ainsi qu'il résulte de plusieurs procès retentissants.

La proportion des prostituées juives aux prostituées chrétiennes, en Moldavie, est quatre fois plus considérable que ne le comporte le rapport entre la population juive et la population totale du pays.

Du reste, s'il est vrai que la famille, chez les Juifs en général, est fortement constituée et si les mœurs de leur classe aisée sont bonnes, il n'est pas douteux que ceux de la basse classe ne se font souvent pas faute de tirer profit de la beauté de leurs femmes ou de leurs filles. A lassy, nombre de filles juives se livrent pendant des années au commerce de leur corps et, quand elles ont réussi à amasser de cette manière une petite dot, elles trouvent facilement à se faire épouser par un -Tuif.

En Roumanie comme partout ailleurs, si les Juifs sont peu sujets aux crimes de violence, par contre, ils sont plus que les indigènes enclins à tous les délits de tromperie.

Au cours des cinq années 1893, 1894, 1895, 1896 et

CrimiiiuliK; iIps

Juifs PII Ul.M-

iiinnie.

1897, le monvement total de la population des prisons centrales de la Roumanie à été de 40249 détenus des deux sexes ^).

Ce nombre se décompose de la manière suivante : 35012 orthodoxes :

1816 catholiques et protestants ; 030 mahométans ; Pour les mêmes cinq ans la, population des arrêts préventifs à été de 70702 détenus, se décomposant, par religion, ainsi qu'il suit :

64073 orthodoxes ; 1634 catholiques et protestants; 1214 mahométans:

3181 juifs.

Le nombre total de la population de toutes les prisons centrales et des arrêts préventifs réunis a donc été de 110951 individus dont:

99685 orthodoxes :

2950 catholiques et protestants:

1844 mahométants:

6472 juifs.

Les rapports sont donc :

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