C. Dobrogea Total général
') Ibid.
les années 1900 -
[)ar district et par confession ^).
Musulmans et divers
Orthodoxes
Catholiques et protestants
Juifs
Musulmans et divers
Excéd.
des naiss.
Excéd.
des
morts
Exc6d.
des naiss.
Excéd.
des morts
Excéd.
des naiss.
Extéd.
des
morts
Excéd.
des
naiss.
Excéd.
des
morts
Excéd.
des
naiss.
Excéd.
des
morts
Si Ici natalité est sensiblement la même en Moldavie et en Valacliie, la mortalité est certainement plus considérable dans la Roumanie du Nord.
grami"/mortaut<^ Qucllc peut douc êtrc la cause qu'une race pro-
"dlfns'^res^vmes Hfique ct vigourcusc comme la race roumaine, préde la Moi.iavK. ggj-^i-g (jaus Ics villcs dc la Moldavie une mortalité aussi élevée?
A cette question il ne peut y avoir qu'une seule réponse : la misère.
En effet, il ne peut être question ici de la population chrétienne urbaine apartenant à la classe aisée. Il est évident que chez elle, prise à part, la mortalité est aussi peu élevée que possible, inférieure peut-être même à celle des Juifs : elle est hors de cause. Mais c'est de la masse de la population chrétienne urbaine qu'il s'agit. Les Juifs ne lui ont laissé que les métiers les plus pénibles, les plus malsains, les moins productifs. Logés dans des masures infectes ou dans des trous creusés en terre (hordeie), leurs enfants périssent en masse à la moindre maladie : insuffisamment vêtus, devant se contenter d'une nourriturre malsaine et insuffisante, leurs organismes affaiblis n'offrent qu'une faible résistance aux maladies auxquelles ils sont continuellement exposés.
La générosité avec laquelle est dispensée l'assistance publique leur vient bien en aide, mais futelle encore dix fois plus généreuse, elle ne pourrait arriver à changer l'état de choses existant. Pour mettre cette population dans un état hygiénique satisfaisant il ne suffit pas de la soigner quand elle est malade, il faudrait la loger, la vêtir, la nourrir ou lui procurer les moyens de gagner une existence moins difficile.
Bernard Lazare et le Dr. Ganz s'apitoyent sur les misères observées dans certains quartiers juifs mais sont-ils allés voir celles qui se cachent dans les mahalas ou faubourgs habités par les chrétiens? Ils auraient vu que la pauvreté dont se plaignent les Juifs est l'aisance auprès de celle dont souffrent les chrétiens.
La preuve que cette misère des chrétiens, dans les villes de la Moldavie, est due au fait que les Juifs ont accaparé tous les métiers, résulte du fait que tant dans les villes de la Valachie que surtout dans les campagnes, c'est-à-dire là ou la population chrétienne n'est pas en contact avec une nombreuse population juive, les chrétiens donnent de grands excédents de naissance sur les décès. Le seule ville de la Moldavie qui,
pendant la période 8 70— 1893, a donné un excédent denaissances chrétiennes estTecucï, c'est-à-dire précisément la ville la moins enjuivée de la Moldavie, la dernière où les Juifs ont pris pied: celle où ils comptent lemoins de commerçants et lemoins d 'artisans.
11 y a encore une cause à cet excédent de décès chez les chrétiens des villes de la Moldavie, c'est l'alcoolisme introduit, entretenu par les innombrables cabarets juifs qu'elles contiennent et qui empoisonnent la population avec leurs boissons frelatées.
Voudrait-on qu'il se trouvât un gouvernement roumain qui expose la population des campagnes aux maux qui anéantissent celle des villes, en permettant aux Juifs de se répandre dans les villages e t e n p r 0 V 0 q u a n t d e c e 1 1 e façon u n e n o uvelle invasion de Juifs de Pologne et de G a 1 i c i e ?
Il me semble douteux qu'on puisse trouver un gouvernement roumain capable de prendre une pareille responsabihté.
En Bukovine les paysans roumains, ruinés par les Juifs, commencent à émigrer en Amérique ; nous ne voulons pas que pareille chose arrive chez nous. Nous préférons voir émigrer les Juifs, nous ne trouvons pas qu'il y ait trop de Roumains dans ce pays. Par contre, Hugo Ganz lui-même, a trouvé qu'il y a trop de Juifs dans nos villes.