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CHAPITRE III

Le port de Constant za et son commerce

depuis 1886.

Kustendjé était autrefois le nom de la ville et du port appelés aujourd’hui Constantza. C’est en 1887 que le gouvernement roumain dut procéder à ce changement de nom, car celui de Kustendjé occasionnait des confusions dans l’administration des postes, à cause de sa similitude avec Kustendjil, qui est une ville bulgare.

Constantza est maintenant capitale de la province de la Dobroudja. C’est une ville de 8.000 habitants, assez bien bâtie, mais peu salubre par suite du manque des mesures hygiéniques, et totalement dépourvue d’eau potable. Les indigènes doivent aller la chercher à une distance de quatre kilomètres, et ils la vendent fort cher.

Constantza est le seul port que la Roumanie possède sur la Mer Noire ; jusqu’ici, il a été trop petit pour les besoins du commerce, et la ville n’étant

pas autrefois reliée directement à Bucarest, les

très grands de transbordement.

Le pont de Gernavoda venant d’ètre ouvert à la circulation, il est probable que le mouvement augmentera à Constantza, puisqu’il sera plus facile et moins coûteux d’y opérer les chargements et déchargements.

Les travaux qu’on exécute en ce moment pour l’agrandissement du port seront des plus utiles. Jusqu’ici, la rade étant dangereusement exposée, et le port très petit, les grands navires qui fréquentent la Mer Noire ne pouvaient toucher à Constantza. A l’avenir, il y aura un trafic direct de la Mer Noire à Bucarest, et personne n’aura lieu de regretter la somme de 30 millions de francs consacrés aux travaux du port.

Voici la part de la France en 1887.

Dans les exportations.

Blé . . .

Maïs .

Orge .

Avoine .

Légumes farineux. .

Graines oléagineuses

Peaux .

Laines .

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