CHAPITRE IV
AGRICULTURE ET SÉRICICULTURE
Voici deux industries qui ont eu leurs beaux jours autrefois, et qui devraient être reprises activement, car il est hors de doute qu’elles ne fussent une source de prospérité pour ceux qui s’y adonneraient avec soin.
Le miel et la cire de Roumanie ont rapporté des sommes considérables. On en exportait en grandes quantités en Orient, et le miel jouissait d’une renommée justifiée par son excellence. On ne sait pourquoi les paysans prirent peu à peu l’habitude d’abandonner la culture des abeilles, culture pourtant si facile dans un pays où la flore et le climat sont si favorables.
Quant à la magnanerie, on en parlait dans des temps très anciens. Le mûrier réussit admirablement en Roumanie ; il pousse même près des montagnes et de nombreuses plantations séculaires
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témoignent de l’antiquité de l’art d’élever les vers
à soie.
C’est surtout en Valachie qu’on s’est occupé de sériciculture. Une coutume locale voulait que les costumes de fête des paysannes eussent été tissés et brodés avec de la soie préparée par leurs mains.
On connaît les ravissants tissus, fabriqués spécialement dans les couvents avec un mélange de soie et de laine ou de coton. On en fait encore, mais la sériciculture n’existe plus au point d’être un article sérieux d’exportation.
Vers 1800, cette industrie était des plus prospères. Malheureusement la production diminua subitement, en 1804, par suite de la maladie des vers à soie. Les éleveurs se découragèrent et quelques essais infructueux d’introduction de cocons et de graines venus de l’étranger 11e réussirent pas à relever la sériciculture.
11 est à désirer que quelque industriel entreprenant se mette courageusement à l’œuvre, et donne un nouvel essor à cette branche spéciale delà production roumaine.