BÉTAIL
Environ deux millions d’hectares, c’est-à-dire un tiers du sol cultivable, sont couverts de pâturages, sur lesquels on élève près de 9.000.000 de tetes de bétail, qu’on peut évaluer approximativement ainsi :
Bœufs, vaches, taureaux, veaux. . . 3.000.000
Chevaux, juments, étalons . 500.000
Buffles . 50.000
Anes et mulets . 8.000
Moutons et brebis . 5. 000 .‘000
Boucs et chèvres . 500.000
Porcs . • . 800.000
Les chevaux sont de race orientale, petits et vifs ; les meilleurs se trouvent en Moldavie.
Le buffle supporte bien le climat, mais il lui faut beaucoup de soins. En été, on doit le baigner chaque jour, et, en hiver, l’abriter et le couvrir.
Les moutons appartiennent à toutes les races.
On distingue une espèce de brebis noires, avec
la laine desquelles on fabrique des étoffes très recherchées pour les vêtements des paysans.
Les chèvres sont en général de l’espèce commune, mais on a introduit la chèvre angora.
Les porcs, d’après des analyses faites à l’étranger, donnent une viande supérieure à celle des porcs d’Amérique. Les marchés qui se trouvent près des grandes Ailles sont bien installés, et de grandes facilités sont accordées aux sociétés ou aux personnes qui se décident à établir, dans les environs de ces marchés, des usines de conserves de viande ou autres industries.
En 1893, le maire de la ville de Séverin a fait savoir que la commune accorderait un terrain gratuit et l’exemption des taxes, comme encouragement, pour développer l’industrie dans son territoire, où l’Etat Aenait de faire établir un important marché aux porcs.