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La désertion ( r à Quinté, elld près des embart
FAILLON, 0p. 6
> Galinée attribue au jésuite Fremin, elle quitta ce village s avoir obtenu de guides et arriva, le 24 septembre, sur ac Erié, à Tenaouatoua. Elle y rencontra Louis dolliet, marnd canadien, d’origine normande, que Talon avait envoyé à recherche d'une mine de cuivre sur le lac Supérieur. olliet engagea les Sulpiciens à monter au nord, dans les ux pays des grands lacs. La Salle leur fit consciencieusent observer queles Jésuites avaient des établissements dans régions et ne permettraient pas à leur zèle de s’y produire. suivirent le conseil de Jolliet et durent le regretter, carils firent aucune découverte et n'eurent pas l’occasion de prèbr l'Evangile et de baptiser un sauvage.
eur * oyage ne fut cependant pas sans résultat. Après avoir erné au nord du lac Erié, près d’une rivière qu’ils nomment na-Toua (peut-être la Grand-River), dans le pays des utres, ils prirent possession de la contrée au nom de is XIV et de l'Eglise catholique. A leur retour, Galinée fit arte de partie des lacs Ontario, Erié, Saint-Clair et Huron, French River, du Lac Nipissing et de la section inférieure Dttawa River. C’est la plus ancienne carte de ces vastes trées (1).
a Salle s’excusa sur une indisposition de ne pas les accom-
{1) En 1687, cette carte et le procès-verbal de prise de posses-
n furent envoyés à Londres pour appuyer les prétentions des nçais sur les lacs Erié, Ontario et pays environnants. (FAILLON, cit., t. III, pp. 288-805.— Arch. du Min. de la mar., Mémoires éraux sur le Canada, 13 mai 1687. — M. H. Harnrisse, Notes r servir à l'histoire, à la bibliographie et à la cosmographie a Nouvelle-France et des pays adjacents, 1545-1700 ; Paris, bss, 1870, p. 193). M. Harrisse donne le titre exact de la carte Galinée. Il nous apprend en outre que cette carte ne se trouve s au Dépôt de la Marine; que la réduction donnée par l'abbé lon ne reproduit pas toutes les légendes de l'original ; qu'une bie, faite en 1856, se trouve à la Bibliothèque du Parlement adien à Ottawa.
pagner. En réa'ité, comme je l’ai dit ailleurs, il ne souhaitailé ja h rien tant que de se séparer d'eux pour ne suivre que se autr propres plans. se d Le 90 septembre, tous communièrent de la main de Dollielfk Mex de Casson; la lendemain, les deux prêtres et leurs hommes s% 11 n’ dirigèrent vers le nord. Be 15 « Cependant », dit un mémoire du temps, « M. de la Salolevé continua son chemin par une rivière qui va de l’est à l'ouesi® G; d et passe à Onontaqué (Onondaga), puis à six ou sept lieues
x omme au-dessous du lac Erié ; et estant parvenu jusqu'au 280" |
«ou 89° degré de longitude, et jusqu'au 41° degré de ati a « tude, trouva un sault qui tombe vers l’ouest dans un pay MH « bas, marescageux, tout couvert de vieilles souches, dont is ” « yen a quelques-unes qui soni encore sur pied. il fut don Me « contraint de prendre terre, et suivant une hauteur qui K ah « pouvoit mener loin, il trouva quelques sauvages qui | ji ÿ « dirent que fort loin de là le mesme fleuve qui se perdai « « « € « « « «€ L'
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dans cette terre basse et vaste se réunissoit en un lit. Il con: tinua donc son chemin, mais comme la fatigue étoit grande! vingt-trois ou vingt-quatre hommes qu'il avait menez jusqueli là le quittèrent tous en une nuit, regagnerent le fleuve, e se sauverent, les uns à la Nouvelle Hollande et les autres à
auvage lit »,
leuve r
que les
la Nouvelle Angleterre. Il se vit donc seul à 400 lieues dif ° l'Oni chez lui, où il ne laisse pas de revenir, remontant la rivièr@ on J ur la
et vivant de chacse, d'herbes, et de ce que lui donnèrent le Sauvages qu'il rencontra en son chemin (1). » Dans une dépêche de 1677, adressée au comte de Frontena Cavelier de la Salle, parlant de lui à la troisième personnel rappelle en ces termes les résultats de ce voyage : « Il découë « vrit le premier »eaucoup de pays au sud des grands lacs e « entre autres la grande riviere d'Ohio; il lasuivit jusqu’à ul « endroit où elle tombe de fort haut dans de vastes marais, dl
on dut berait-c Ohio, 4 Non,
t s’unis olfe du
(1) Manuscrit inédit cité par M. Parkman, The Discovery of th Missi Great West, p. 20, n° 1. . Æ (2) A
LA ROUTE DU MISSISSIPI. 33 | ne souhaitaié la hauteur du 37° degré, après avoir été grossie par une suivre que se autre rivière fort large qui vient du nord, et toutes ces eaux
se déchargent selon toutes les apparences dans le golfe du nain de Dollie®k Mexique (1). »
urs hommes «Il n’y a sur l'Ohio qu’un saut, celui de Louisville, situé par
58 15 de latitude nord, à plus d’un degré au-dessus du point M. de la Sallfelevé par Cavelier de la Salle. e l'est à l'ouesÆ Gi cet explorateur s’était arrêté aux rapides de Louisville, ou sept lieue me le pense M. l'abbé Faillon, quelle serait cette rivière jusqu'au 280 rt large » dont il place le confluent sur le 87° de latitude degré de lati hord (2), à la limite de son voyage?
dans..un PUS M. H. Harrisse, le sagace auteur de la Bibliotheca Amer'iouches, dont ana Velustissima, admet la possibilité d'une erreur dans la ied. fl fut do Nbttre de 1677, et concède, comme sans importance, que la hanteur Lui Palle a pu descendre jusqu’au Wabash. Hi perde Cette concession ne me satisfait pas. La relation dit qu'après n un lit. Il con voir quitté les rapides il suivit des hauteurs; qu'il apprit de ie étoit grande}! Y88es que, « fort loin de là », l'Ohio « se réunissait en un nilsse jusquell lit », et qu’à « la hauteur du 37° degré », à l'endroit où le nt le fleuve, cuve reçoit une « rivière fort large », il s'arrêta. Or, tandis et les autres MUC les rapides sont par 38°15’ et le confluent du Wabash et
400 lieues de l'Ohio par 37°46’, le confluent de l'Ohio et du Mississipi se ouve par 37°10’. Est-ce par hasa' d que la Salle indiquerait jour la position du confluent du Wabash et de l’Ohio la posiion du confluent de l'Ohio et du Mississipi ? C’est inadmissible. serait-ce aussi par hasard qu'il aurait pu croire et dire que Ohio, grossi du Wabash, coulait droit au golfe du Mexique ?
Non, vraiment ; il n’a pu désigner comme venant du nord t s'unissant à l'Ohio, sur le 37° parallèle, pour couler au olfe du Mexique, que le Mississipi.
bntant la rivièré i donnèrent lef » É e de Frontena ème personne} ge : « Il découl grands lacs e ivit jusqu’à ui astes marais, 0
(1) M. P. MarGry, Les Normands dans les vallées de l'Ohio et Discovery of th Mississsipi. (Journal de l'Instruction publique.)
(2) A 0e 10° près du confluent de l'Ohio et du Mississipi.
Il revint à Montréal pendant l’hiver de 1669-70. Plusieurs de ses hommes l'avaient précédé. Pour justifier leur manque
de persévérance, ils présentèrent son entreprise comme chi- !
mérique. Ils réussirent même à faire prévaloir le nom de La Chine sur le nom de Saint-Sulpice que portait la propriété de Cavelier de la Salle (1).
Au printemps suivant, la Salle était sur l’Ottawa, au-dessous des Chats ; il y chassait avec cinq ou six Français et dix ou douze Iroquois (2).
Que fit-il l'année suivante? A cette demande de M. Parkman, l’abbé Faillon fait cette consciencieuse réponse :
« Nous n’entrerons pas dans cette discussion (la priorité
de la découverte du Mississipi) qui n’est point de notre
objet; seulement nous ferons remarquer ici, que, par un contrat qui se trouve au greffe de Villemarie, il est manifeste que la Salle continua ses explorations. On y voit que, le 6 du mois d’août 1671, il avait recu ñ crédit, dans son
« d’ad « pel « Le « Cre € par( Il ré la Sal au lie le can Michil « baye
K vers
grand besoin et nécessité, des mains de M. Mignon de |
Branssat, procureur fiscal à Villemarie, des marchandises
qui se montaient à la somme de quatre cent cinquante- À
quatre livres tournois. On y voit encore que, le 18 décembre 1672, étant à Villemarie, il promit de payer, au mois
« havr « et es « et 39 et du « pre « fleuv Le t hure d lut gag
Dons, aj
(1) Dans mes précédents ouvrages sur Cavelier de la Salle, je n'ai |
pas admis qu'on ait donné à Saint-Sulpice le nom de La Chine pour ridiculiser une tentative déjà faite par Cartier, Champlain, Nicolet, Sagard, Roberval et les Jésuites. Il résulte de pièces authentiques citées par M. l’abbé Faillon que cette sottise ne peut être mise en doute. Le 6 juillet 1669, la propriété de la Salle portait encore le nom qu'il lui avait donné; dans des actes de 1670,
ameuse
Arriv
Æissipi € Jeuve a
elle est appelée La Chine et La Petite-Chine. (FAILLON, op. cit., #
t. III, p. 298, ne 1.) (2) NrccLas PERROT, Mémoire sur les mœurs, coustumes et rel-
ligion des Sauvages de l'Amérique Septentrionale, publié pour la |
première fois par le R. P. J. Tailhan ; Paris, Franck, 1864, pp. 119,
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L .Parkman a visité toutes les contrées dont il s’est fait l'historien.
« d'août suivant, la même somme, en argent monnayé, ou en « pelleteries, soit à Villemarie, en la maison de M. Jacques « Le Ber, où il demeurait, soit à Rouen, en celle de Nicolas « Crevel, conseiller du Roi et maître des comptes, son « parent (1). »
Il résulte, en effet, d'un mémoire cité par M. Parkman que la Salle reprit une seconde fois la route du Mississipi. Mais au lieu de suivre l'Ohio, il s’embarqua sur le lac Erié, suivit le canal de Détroit, traversa le lac Huron, doubla la pointe de Michillimackinac et, continuant d'avancer, « il reconnut une « baye incomparablement plus large, au fond de laquelle, « vers l’ouest, il trouva un très-beau havre et au fond de ce « havre un fleuve qui va de l’est à l’ouest, Il suivit ce fleuve, « et estant parvenu jusqu’environ le 280° degré de longitude « et 39° de latitude » (latitude exacte du confluent de l'Illinois
t du Mississipi) « il trouva un autre fleuve qui se joignant au « premier coulait du nord-ouest au sud-est, et il suivit ce « fleuve jusqu’au 36° degré de latitude ».
Le très-beau havre, dit M. Parkman, peut être l’embouhure de la rivière Chicago, d’où, par un facile portage, il dut gagner le Des Plaines, branche de l'Illinois. Nous ver-
tons, ajoute l'éminent écrivain, qu'il prit cette route dans sa
ameuse exploration de 1682 (2).
Arrivé, comme le porte la relation, à l'endroit où le Mis-
r, Champlain #issipi coupe le 36° parallèle, la Salle eut la certitude que ce
Jeuve avait son embouchure dans le golfe du Mexique. Il fut Assez sage pour reconnaître qu'il ne disposait pas de moyens
uffisants pour achever sa découverte, et qu’un acte de téméité pouvait compromettre les résultats acquis. Il remonta
à (1) Greffe de Villemarie, 18 déc., 1672. Obligation de la Salle. —
ILLON, 0p. cit.,t. III, p. 318.
(2) M. ParkMan, The discovery of the Great West, p. 22, n° 1.
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donc le courant au lieu de le descendre et vint préparer une dernière expédition pour augmenter la Nouvelle-France des beaux pays qu'il devait baptiser du nom de Louisiane.
Le récit que je viens de faire des voyages de Cavelier de la Salle est tiré d’un manuscrit en deux parties ayant pour titre: Mémoires de M. de la Salle et Histoire de M. de la Salle.
M. Parkman en attribue la rédaction à Louis-Armand de |
Bourbon, second prince de Conti. C’est un récit des découvertes faites en Canada, antérieurement à 1678, recueilli dans une douzaine de conversations que l’auteur dit avoir eues avec Cavelier de La Salle (1).
M. Harrisse, qui parle de ce manuscrit d’après les extraits
publiés par M. Francis Parkman, accorde à cette pièce une à
valeur très-limitée. M. P. Margry, qui eut dans les mains la pièce même, dit : « Enfin, comme nous n'avons jamais cessé » nos recherches sur ce sujet, de nouveaux documents appar- » tenant à un particulier n’ont fait qu’augmenter, en 1868,
» notre confiance dans le mémoire de l’ami de l'abbé de!
» Galinée, par la connaissance que nous croyons avorr
» aujourd'hui de son nom qui est parmi les plus honorés de
» son temps (2) ».
Si l’auteur est honnête homme, son amitié pour La Salle et son peu de sympathie pour les Jésuites n’ont pu lui faire dire le contraire de la vérité.
Ces voyages de La Salle sont néanmoins très-contestés.
Sur les deux cartes qu'il a dressées de son voyage de 1673, Louis dolliet consacre à Cavelier de La Salle deux légendes!
qui se rapportent, suivant M. Harrisse, à l'exploration, en
(1) M. ParkMan, The discovery of the Greut West, pp. 20 et 101.
(2) M. MarGry, Revue maritime et coloniale, t. XXXIII, p. 556.4
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