‹ La route fleurieChapitre 10 sur 51 · LA MOISSON · texte numérisé non relu

LA MOISSON

Vois-tu les moissonneurs lier les gerbes mûres ? Etbientôt les chars lourds, au pas traînant des bœufs , Vont gagner les granges par les chemins herbeux Dont les talus sont noirs d'airelles et de mûres.

Ta fraîche voix, où s'égrènent des perles pures, Est la voix de Syrinx, la Nymphe aux verts cheveux : J'écouterai tes chants, Chloris, et, si tu veux, J'animerai ma flûte et ses joyeux murmures.

O ma belle, chantons, pendant que rit l'été; Là-bas guette l'hiver cruel, si détesté ! Il ramène les vents et la neige maudite.

O Chloris, les regards haussés vers le ciel clair, Chantons Phymne divin de la grande Aphrodite Laissons les moissonneurs adorer Dèmèter.

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