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LE RÊVEUR

Sur le sommet gravi, dès que le ciel est clair, Tu t'assieds, pensif, oublieux de la durée : Tes regards vont, fuyant la montagne azurée, Vers le rire argentin et mouvant de la mer.

0 Palémon, le sort des marins est amer : Songe auxbrumeux hasards que Poséidon leur crée ; Le dieu vert et pour qui nulle nef n'est sacrée Hâte les longues nuits de l'aveuglant hiver.

Oh, ne descends pas à la plage aventureuse, La vie en nos vallons n'est-elle pas heureuse ? Des prés et des forêts parent un sol joyeux.

Et peut-être le jour est prochain, si tu restes, Où quelque vierge au front ému suivra des yeux Le berger Palémon, vainqueur aux jeux agrestes

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