POUR DEMETER
Éleusinienne qui chéris la paix agreste,
Toi qui soumis au joug le cou vaillant des bœufs,
Toi qui hais et qui vaincs la famine funeste
Et qui mêles de tendres fleurs les prés herbeux,
Dèmèter, ô Déesse à la belle couronne, Tes mains sont pleines de bienfaits, ton pas est doux, Un cortège de joie et d'hymnes t'environne, Car tes yeux maternels, l'hiver, veillent sur nous.
Dans la terre, malgré les neiges et les glaces, Ta faveur fait germer et prospérer les grains ; 0 Dèmèter, ô sage reine aux blondes traces, Fais-nous, ô mère de Korè, des jours sereins.
EPIGKAMMKS POUR LES DÉESSES f,7