‹ La route fleurieChapitre 16 sur 51 · POUR LES NAÏADES · texte numérisé non relu

POUR LES NAÏADES

Prenez ces corolles, Naïades, Celle où rit du soleil, et celle qui rougeoie. Acceptez-les ! Voyez : je les lance avec joie

Dans Tonde blanche des cascades.

Vos lèvres pures sont pareilles Aux fleurs que de ses doigts roses Érôs colore ; Vos chevelures sont plus brillantes encore

Que le miel doré des abeilles.

Ah, quand je guiderai mes chèvres Par les ravins heureux où chantent les fontaines, Montrez-moi, Nymphes, vos chevelures hautaines

Et montrez-moi vos douces lèvres.

ÉPIGRAMMES POUR LES DÉESSES 6<j

Page 1