LE PRINTEMPS
0 Nais, le printemps réjouit les vallées ; Des étoiles de fleurs s'ouvrent aux arbrisseaux. Vers le lavoir, ombreux de saules en berceaux, Troupe rieuse, vont les servantes zélées.
Les iEgipans cornus, en joyeuses mêlées, Bondissent, et le bois s'anime de leurs sauts; Entends courir et vois miroiter les ruisseaux Qui charment le réveil des Nymphes consolées,
C'est la saison d'aimer : aime, blanche Naïs. Le vieux mur du jardin s'est couronné d'iris Et par le verger flotte une lumière blonde.
Oh ! viens : je te dirai mes chants; n'écoute pas Ta mère qui voudrait te retenir et gronde. Regarde : le divin Érôs erre là-bas.
inti;umi:de pastoral