LE PALAIS
A Lucien Besnard.
Calme, toujours victorieux de la tempête, Dédaigneux des railleurs aux cris obscurs et laids, Monte vers le ciel bleu le sublime palais Où le monde chrétien apporta sa requête.
Le maître, la tiare harmonieuse en tête, Accueillait doucement les princes, ses valets; Et des salles vers quoi, tendre Amour, tu volais, S'échappait la chanson d'une éternelle fête.
Et le peuple écoutait, joyeux ; et les échos Répétaient longuement les rythmes amicaux, Et le rire éclatait de la féconde ivresse.
0 palais merveilleux! Voici le soir vermeil, Et le parfum des fleurs adorables caresse Tes murs qu'a pénétrés Tor divin du soleil.