‹ La route fleurieChapitre 36 sur 51 · TARASCON · texte numérisé non relu

TARASCON

A Armand Bernard.

Midi. Le sol a des rayons. Le ciel est bleu. Nulle brise ne vient émouvoir le platane. La lumière est auguste, et l'on dirait que plane Dans l'air immaculé quelque invisible dieu.

C'est la fête du jour magnanime et du feu; Des plus humbles maisons une splendeur émane, Et le grand soleil, roi de l'heure diaphane, Exige des vivants la ferveur de leur vœu.

llf> LA ROUTE FLEURIE

0 ville, où jadis Marthe a vaincu la Tarasque, Puissent les dieux heureux t'épargner la bourrasque Et la neigeuse horreur de l'hiver irrité.

Et, raillant les destins qui lui feraient la guerre,

Que rie à tout jamais dans la belle clarté

Ton château, Tarascon, au château de Beaucaire.

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