‹ La route fleurieChapitre 4 sur 51 · L'HEUREUX VIEILLARD · texte numérisé non relu

L'HEUREUX VIEILLARD

Berger, quand vient le temps joyeux des renouveaux, Je ris encore, bien que ma tête soit grise : Je m'assieds, et je rêve, au souffle delà brise Qu'embaumèrent les lauriers blancs et les pavots.

Autrefois je domptais les rapides chevaux, Comme le cavalier Nestor, avec maîtrise ; Et Ton m'aurait sculpté sur un temple, à la frise, Tel Héraklès vainqueur dans les Douze Travaux.

Maintenant à travers la campagne fleurie

Je regarde passer la jeune théorie

Des moissonneuses au bavardage charmant;

Et, savourant le vin, l'hydromel ou le cidre, Je revois les jours clairs où j'écoutais gaiement L'heure amoureuse murmurer dans la clepsydre

INTUKMliDE PASTORAL 13

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