‹ La route fleurieChapitre 5 sur 51 · LA FIANCÉE MOURANTE · texte numérisé non relu

LA FIANCÉE MOURANTE

Adieu, Naïade claire, ô source qui t'épanches, Ecumeuse et riante, au creux de ce rocher ; Adieu, pré verdoyant où chantait le vacher ; Adieu, verger fécond et clos de vieilles planches.

Bientôt, au lit dernier de feuilles et de branches Des jeunes filles en pleurs viendront me coucher, Et bientôt flambera mon virginal bûcher : Hermès va me ravir parmi les ombres blanches.

Tu pleures, doux Ménalque, ô triste fiancé? Ah, le temps des amours et des jeux est passé Pourtant je supplierai la reine Perséphone.

Elle me laissera quitter l'Hadès, parfois ; Et, dans le soir léger qui soupire et frissonne, Tu sentiras, ami, mes baisers et ma voix.

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