‹ La route fleurieChapitre 40 sur 51 · LES VIEILLARDS · texte numérisé non relu

LES VIEILLARDS

Sous le rose baiser du soleil qui décline, 0 grave Damœtas, mon vieil ami, viens voir Les jeunes filles qui, belles de clair espoir, Descendent en riant la vineuse colline.

Rappelle-toi le temps où, la barbe enfantine, Nous étions les plus fiers bergers de ce terroir : Celles que nous aimions nous attendaient, le soir, Au détour du sentier où fleurit l'églantine.

Leurs péplos légers, teints de joyeuses couleurs, Égayaientl'ombre, et nous leur chantions, et les fleurs Paraient candidement leurs grâces naturelles.

Et, lorsque nous allions à la ville, d'abord

Nous courions acheter d'humbles bijoux pour elles

Au marchand de Sidon qui logeait près du port.

INTI-ItMKhi: PASTORAL 127

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