‹ La route fleurieChapitre 39 sur 51 · REGRET · texte numérisé non relu

REGRET

0 frère courageux du soleil et du vent,

Tandis qu'au soir le gaz tremblotant qu'on allume

Pleure à travers l'humide voile de la brume,

0 fleuve radieux, je rêve à toi, souvent.

Quand irai-je m'asseoir près de ton flot mouvant Et des glauques îlots que frôle ton écume ? Je songe, ami fougueux, à tes bords, et je hume Tes fleurs, que ne prend point notre hiver décevant.

Quand surgiront, sertis dans la clarté divine, Les clochers et les tours dont l'orgueil te domine ? Quand me rira le cher honneur de ton terroir ?

Quand suivrai-je vers oi la chanson envolée? 0 Rhône, fleuve ami, quand pourrai-je revoir Le ciel lucide et pur de ta belle vallée ?

INTERMEDE PASTORAL

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