‹ La ruche canadienne [microforme]Chapitre 17 sur 59 · GE · texte numérisé non relu

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l'essai entier sera dans la ruche snns qu'une seule abeille ait été blessée.

Quand les abeilles.sont sur la toile devant l'entrée, elles ne se soucient pas de reprendre le vol ; Car étant ulourdics par le miel, elles désirent. comme des troupes lourdement

armées, maicher lentement et posément à leur place de Campeinent.

Quand l'essaim est suspendu à nne branche élevée qu'on ne peut atteindre pour la couper, où quand l'arbre a trop de valeur pour qu'on se décide à le mutiler, on peut récolter les abeilles en se servant d’une Loîte légère, ou d’un panier, ou d'un sac à essaim qu'on attache au bout d'une perche de grandeur suffisante (fig. 20).

Ce sac à essaim doit être fait de forte mousseline claire. Il doit avoir environ 20 pouces de longueur sur environ 12 de diamètre, On coud son ouverture sur un fort fil de fer

Fiu, 20,

Naë à essain,

dont on enfonce les bouts dans une petite perche, ce qui le fait ressembler à une coiffe à papillons. Si on peut en faire le fond arrondi, cela n'en vaudra que mieux. On coud au milieu du fond, en dedans et en dehors, une boucle de tresse servant à sou ever le fond quand on veut vider le sac, qui est ainsi, dès qu'il est vidé et sans qu'il soit nécessaire de le retourner, prêt à recevoir un autre essaim. Pour s'en servir on mel son ouverture tout au-dessous du groupe d'ubeilles, puis, d’un coup see sur la branche, on fait tomber la masse dans le sac. 11 fant soutenir le sac d'une main ferme, çar le poids qui ÿ tombe est lourd pour la main. En tenant le manche verticalement, on empèche les abeilles de sortir, l'étoffe fermant l'ouverture.

Il faut prendre qu lques précautions quand on vide le sac, en le retournant le :lossus en bas par la tresse, cur cet

emprisonnement inattendu a pa fâcher quelques abeilles sil

faut done agir avec douceur et sans brusquerie en leur

donnant la liberté devant la ruche.

Quand l'essaim s'est logé si haut qu'on ne peut, depuis le bas, lui présenter le sac, même au bout d’une perche, il faut monter auprès ; puis, dès que les abeilles y ont été secouées, le descendre à un aide an moyen d'une corde,

Si l’essaim s'est posé à terre, comme cela peut arriver quand la reine est lourde, où ou’on lui a coupé une aile, on le couvre d'une boîte soulevée d’un côté, et aussitôt que Îles abeilles s’y sont rassemblées, on va la vider sur un linge devant la ruche qu'on lui destine,

Quand lessnim s'est rassemblé sur le tronc d'un gros arbre, où dans an endroit d'où il est impossible de le seconer dans le sac, attachez une branche feuillne au-dessus du groupe, où, çe qui vaut mieux, un cadre garni d'un rayon, et; au moyen d'un peu de fumée forcez-le à Y monter, Si la place est dificile, placez une boite où un panier retourné juste au-dessus de ln masse : les abeilles ne tarderont pas à s'y réunir. Nous avons. dit encore Dadant, mis un jour en ruche, chez un de nos voisins, un essnim qui s'était mis dans un fourré sur le tronc d'un arbre qu'il était impossible d'approcher ; nous ni avons lancé de l'eau pour Île forcer À monter graduellement et à entrer dans une boîte placée plus haut. Quand les lieux où les essnims peuvent se grouper ne sont pas faciles à aborder, le temps perdu en les recneillant ñ quelquefois plus de valeur que les abeilles.

Certains apiculteurs, pour cimpêcher leurs essaims de s'échapper, on de <e loger trop haut, ont pris l'habitude de

couper une aile à leurs reines. M. Lansstroth a employé ce

moyen pour connaître l’âve de ses reines. Il coupait d’un coup de cisein une des quatre ailes d’une jeune reine, L'année suivante, en examinant ses ruches, il coupait la seconile aile du même côté : il Coupait les deux autres la troisième année. Comme la vieille reine ne quitte la

es —

ruche que pour accompagner un essañn, ln perte de ses ailes ne nuit aucunement à ses aptitudes et ne diminue en aucune façon l'attachement de ses filles. Si, malgré son inpossibilité de prendre le vol, elle veut émigrer, elle ne peut que tomber sur le sol nu lieu de s'élever dans les airs, Si les abeilles In trouvent, elles se rassemblent autour d'elle, alors l'essaim est facile à récolter pour l'apiculteur ; si elles ne la

trouvent pas, elles retournent à la ruche pour attendre la maturité d'une des jeunes reines.

Cette méthode peut être suivie, À In condition que le sol soit nn et non couvert de gazon, dans lequel la reine aurait les plus grandes chances de se perdre. Aprés avoir essayé la coupe des ailes pendant plusieurs annéss, nous l'avons abandonnée conme donnant p'us de travail que de profit,

Cependant nous connaissons plusieurs grands apiculteurs qui pratiquent cette méthode. (Dadant)

Mise en ruche d’un essaim, — Ja ruche a

été préalablement meu-

blée de quelques cadres

garnis de cire gaufrée

: Quatie cadres de 17 par

12 pouces suffisent pour |

un essann ordinaire ; il

vaut mieux ne donner que juste la place nécessaire et n'ajouter un

Fig. 21. -Apiculteur introduisant un essaim, par-dessous, dans une ruche à cadres.

nouveau cidre que lorsque les premiers sont entièrement construits. On peut donner des cadres simplement amorcés,

mais la ponte et l’emmagasinement du miel iront plus vite si l'on donne des feuilles et même, au centre, un rayon tout bâti. Les partitions doivent flanquer les cadres , 0 ,», ne de chaque côté, (fig. 21), Si l’on secoue les abeilles sur un drap devant l'entrée, on recouvre la ruche avant de Îles

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secouer. Nous avons l'habitude de secouer l'essaim directement dans la ruche et écartons les partitions en haut pour faire entonnoir ; nons les rapprochons ensuite petit à petit, en nous aidant au besoin de l’enfunoir pour diriger les abeilles, (fig. 22). Puis la ruche est recouverte et le soir nous lui donnons une pinte de bon sirop épais, en renouvelant la dose le lendemain soir si les abeilles n’ont pu récolter dehors. Si l'on a recours à la métho le Heddon, décrite plus haut, c'est du miel et non du sirop qu'il faut donner, car la nourriture risque d'être en partie tran-portée dans les magasins à miel.

Un essaim moyen pèse + be. (19,000 abeilles. environ) : les beaux atteignent Get SIbS, Ki deux essaims, sortis au même moment, se sont réunis, cela n'est pas à regretter: la ruchée n'en vaudra que mieux en ce qu'elle bâtira plus vite et

récoltera bien davantage Les essaims secondaires et suivants sont sujets à repartir le lendemain ou Fig. 22. -Apiculteur introduisant même plus tard à la suite unessain, par-dessus, Lans nrie de leur jeune reine en quête

ruche à cadres, 5

d'un époux. On les retient le plus souvent en leur donnant un rayon de jeune couvain aussitôt leur mise en ruche Quelquefois ces essaims contiennent plusieurs reines éeloses en même temps : celles-ci sont tuées par les abeilles à l'exception d'une. Une reine vierge est généralement neceptée sans préliminaires, même par une véritable colonie (orpheline), mais à ln condition d’être présentée dans les premières heures qui suivent sa naissance.

Les essains secondaires sont souvent assez forts pour

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