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partition pour la reporter le l'autre côté ou lu supprimer tout à fait. Sin ruche est pleine, le plus simple est d'entre. poser en dehors le premier rayon, pour le remettre à lu tin de la visite à l'autre extrémité ; lorsque le pillnge est à crain Îre, on enferme ce rayon dans ln boîte de transport, En imaniant les rayons, il faut avoir bien soin de les tenir suivant un plan vertical, s'ils ne sont pas tendus de tils métalliques. Tous les grands cudres sont tendus de til de fer, mais cette préenution n'est pas indispensable ; «1: abritant les ruches du soleil et en facilitant la ventilation, on évite les ruptures des rayons.
Pour visiter le corps de ruche, on peut aussi ent-:poser celui-ci sur une cale, où mieux sur un petit châssis de même surface, tin de ne pas écraser les abeilles placées sur le desscns des @ dres, mais il est plus simple de les visiter sur leur nlatean.
Mauiement des Abeilles, précautions à prendre lors des visites. —(Jn ne doit jnmais, sous aucun prétexte, ouvrir ni remuer une ruche sans avoir préalablement envové
à l'intérieur un peu de fumée, soit par l'ent-ée, soit par
le haut en découvrant à: eulres, La fumée ettraie les abeilles, qui au moindre danger se worgent de miel et sont ensuite moins disposer à piquer : elle est sans effet sur les ruches sans provisions. Après avoir enfumé, on attend une demi-minute avant de procéder à la visite pour laisser aux abeilles le temps d’ubsorber du miel. Si les opérations se prolongent, on envoie de nouveau un peu de fumée par le haut, atin de vefouler les abeilles entre les rayons.
On les calme aussi en aspergennt les rayons de quelques gouttes d'eau sucrée; c’est une ressource, lorsqu'il n'y a pas de miel dans la ruche.
Si l’on a à chercher la reine, on enfume par l'entrée et très modérément.
Ayez soin que tous vos mouvements autour des ruches
TERRE Teese
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soient tranquilles et lents, Ne blessez ni ne pressez jamais une seule ubeille, ses plaintes exciteraient la colère des autres, Si vous vous pénétrez bien des conseils que nous vous donnons et si vous les mettez scrupuleusement en pratique, vous n'aurez pas plus à craind-- les aiguillons de vos abeilles que vous ne craignez les cornes de votre vache de prédilection ou les sabots de votre cheval favori.
L'enfu-r oir sméricain, (fig. 59), est l'arme défensive
par excellence 4: l'upiculteur. C'est un cylindre de fer
battu servant de foyer et
monté sur un petit soufflet
à ressort. Le couvercle, de
forme allongée, donne pas-
sage à la fumée, L'enfu-
moir au repos doit être
dans une position verticale
Fig. 99. — Énfumoir. pour rester allumé, On y
brûle du bois pourri, le
champignon du hêtre, de la tourbe, ou bien des chiffons ou
du gros papier gris grossièrement enroulé. S'il est bien
conditionné, ce sont ces deux derniers combustibles qui ‘durent le plus longtemps sans recharge,
P:écautions contre les piqûres. -— Il faut avoir les mouvements doux, ne pas faire de grands gestes ni parer avec la main l'abeille qui annonce de mauvaises intentions : la meilleure défense est l’immobilité et la fumée,
En cas de piqûre, enlevez pomptement le dard,
Beaucoup d'apiculteurs opèrent à visage découvert, seuf au moment du prélèvement du miel après la récolte, mais le commençant fera bien de se protéger la face et le cou, afin de conserver son sang-froid. La meilleure protection est un voile fait de tulle noir à large trous. Où en prend un morceau de 18 à 20 pouces sur une verge }, dont on coud
ensemble les deux petits côtés, de façon À lui denner une forme circulaire : sur l'un des bords on pose un cordon elastique de la dimension d'an fond de chapeau.
Le Voile est engagé en bus sous le vêtement: les ailes du chapeau le tiennent éenrté de In tête (fig 40)
On peut protéger ses mains au moyen de gants de caoutchouc ou de til de chanvre grossier, mais cela géne les mouvements, C'est surtout aux poignets, À l'endroit où les ubeilles posées sur les mains sans mauvaise intention rencontrent le vêtement. que
les piqüres se produisent.
On y obvie au moyen de manchettes fortement serrées Quelques apiculteurs de notre connaissance pour éviter ces piqûres aux poignets, opérent avec les bras nus jusqu'au dessus des courles,
L'entlure causée par le venin des abeilles ne se produit plus après un certain nombre de piqûres.
Une première piqûre en attire d'autres; l'odeur du venin irrite les abeilles,
Quand les abeilles posées sur le sommet des cadres se mettent à faire de petits sauts avec les ailes écartées, c'est le moment de redoubler avec la fumée pour les refouler entre les rayons; sans cette précaution, elles deviendraient méchantes,.
Les abeilles se montrent agressives lorsque, la ruche étant ouverte et ln visite se prolongeant, des Pillardes pro-
venant des ruches voisines commencent à s'y introduire; la fumée perd alors son effet. Dans ce cas, le mieux est de remettre la fin des opérations à un autre moment.
Lorsqu'il y a récolte, c'est le millieu du jour qu’on choisit pour faire les visites, parce que les vieilles abeilles, qui
sont les moins douces, sont dchors; au contraire, lorsqu'il
n’y a pas de miellée, il convient, afin d'éviter l'inconvénient
du pillage, de visiter les ruches à plafond mobile de préférence le matin ou le soir ou sinon de faire l'inspection les-
tement.
La farine employée comme pacificateur. — En saupoudrant les abeilles, on les‘rend momentanément inoffen-
sives; cette propriété de la farine peut être utilisée dans
certaines opérations (telles que les réunions et remplace-
ments de rvines) counre nous l'avons vu.
Apifuge, — Un Anglais, M. Grimshaw, à composé un
liquide avant la vertu d'ôter aux abeilles, dans une grande
mesure, la disposition de piquer, On s’en enduit lévèrement , | | fa
les mains (il est volatil)et son odeur, celle du wintergreen,
n'est pas désagréable et, aussitôt la ruche découverte, on les
étend au-dessus comme pour la mawnétiser, Les abeilles en
percevant l'odeur semblent renoncer à se servir de leur dard,
Nous avons fait usage de cette composition avec succès pour prélever le miel dans des ruchées de mauvais caractère ; elle
n'est pas infaillible, mais son emploi, accompagné de mouve-
ments doux, exerce certainement une action sédative sur les
abeilles et peut tenir lieu de fumée dans bien des cas (Tadant).
VENTILEUSTS.
Si, pur un jour de grande chaleur, on examine une
colonie populeuse, on remarquera une quantité d'aheilles sur
le plancher ayant leur tête tournée du côté de l'entrée, leur
abdomen légèrement élevé et leurs ailes faisant des mouve-
ments si rapides qu'on ne peut presque pas mieux les voir
qu'on ne distingue les rais d’une roue, quan l'elle tourne avec une grande rapidité autour de son axe.
On pourra constater qu'il sort de la ruche un vif courant d'air et si on suspend un morceau de duvet à l'entrée on remarquera que pendant qu'un: de ses parties est repoussée, l'autre est attirée par l'entrée. Pourquoi ces abeilles sontelles absorbées par leur occupation d'éventer, au point qu'elles ne s'occupent nullement de celles qui ne cessent d'entrer et de sortir et qui sont cependant en grand nombre / Que signitie ce double courant d'air ? Huber nous a donné une explication satisfaisante de ce curieux phénomène. Les abeilles qui font vibrer leurs ailes d'un mouvement si rapide ventilent, et ce double courant est causé par l'air pur qui entre et remplace le mauvais air qui sort. Par une séiie d'expériences intéressantes, Huber a reconnu que l'air d’une ruche très peuplée est presque aussi pur que l'air de l’atmosphère environnante, On comprend que, comme l'entrée d’une ruche est souvent très petite, son air ne peut être renouvelé que par des moyens artificiels,
C'est en établissant un double courant d'air que les abeilles éventent leur habitation à population serrée. Une banile de ventileuses se placent en dedans et en dehors de la ruche nvec leurs têtes tournées du côté de l'entrée, et par le mouvement rapide de leurs ailes un rapide courant d'air est lancé hors de la ruche, tandis qu'un courant égal y est attiré. Comme ce service important exige un travail fatigant, les ouvrières lassées sont remplacées par de nouvelles recrues. Si on porvait voir l’intérieur de la ruche, on y trouverait des ventileuses répandues ça et là et engagées à cet emploi laborieux. Si on rétrécit l'entrée de la ruche, leur nombre est augmenté aussitôt, tant en dedans qu'en dehors et, si elle est fermée entièrement, la ch leur et l'air impur augmentant, la population entière essaiera de renouveler l'air en Lattant des ailes et mourra bientôt de suffocation, si on ne lui rend pas la liberté.
Des expériences faites avec soin ont montré que l'air pur est nécessaire non seulement aux abeilles, pour leur respiration, mais aux œufs et aux larves en développement, un fin réseau de vaisseaux aériens enveloppant les œufs et les nymphes étant enfermées par des opercules percés de petits trous à air.
En hiver, si les abeilles sont placées dans un endroit obscur qui ne soit ni trop chaüd ni trop froid, elles sont presque endormies et n'ont besoin que de peu d'air ; mais, même dans ces circonstances, elles ne peuvent absolument s'en pisser et si elles sont réveillées, soit par un changement atmosphérique, soit parce qu'on les a troublées de quelque façon, on peut entendre dans leur ruche un long bourdonnement ; elles ont alors besoin de presque autant d'air qu'en temps chaud.
Si on trouble beaucoup les abeilles, comme pour les transporter, par exemple, il est peu prudent, surtout en temps chaud, de les enfermer, à moins qu'on ne laisse l'air entrer librement dans leurs ruches : et inême, à moins que cet air ne soit admis au-dessus comme au bas de la masse des abeilles, les ventilateurs sont bientôt bouchés par les cadavres et la colonie périt. Les abeilles quand elles sont renfermées s’échauffent beaucoup, au point que souvent leurs rayons se fondent ; elles développent dans la ruche une telle chaleur que l'humidité contenue dans les lurves qui viennent de périr, dans leur nourriture et dans le miel, s'évapore. La buée ain-i formée mouille les abeilles autant que si on les eût trempées dans de l'eau et elles périssent. Si on leur donne de l'air avant que toutes n'aient été asphyxiées, celles qui restent semblent avoir vieilli, tant leurs corps sont devenus noirs et luisants. Elles ont, en outre, l’abdomen distendu par le miel dont elies se sont empressées de se gorger aussitôt qu'elles se sont vues enfermées, comme elles le font dès qu'elles se croient en danger, et elles se vident
comine quand eiles ont la diarrhée. Quelques instants suffisent pour produire d'aussi fatals résultats.
Les débutants en apiculture ne se doutent yuère du danger d'affaissement auquel sont exposés les rayons de miel durant les chaleurs de l’été. Dans l'été de 1877, nous avons vu, dit Dadant, des rangs entiers de ruches d’un rucher important, qui étaient exposées aux rayons du soleil de midi, tomber en pâte presque au même moment, causant une perte de plusieurs centaines de francs, par manque d'une ventilation suffisante, qui avait forcé les abeilles À se rassembler au-devant et sur la ruche. Quand un rayon se ramollit par la chaleur au point de tomber, le miel se répand sur le plateau, sort par l'entrée, engluant les abeilles et empêchant toute ventilation ; alors les rayons, qui jusque-là avaient résisté, s'amollissent à leur tour, écrasant couvain, reine, ouvrières. C’est une entière destruction. Depuis l'accident que nous venons de relater, nous avons pris la précaution, en été, de soulever nos ruches de l'avant et d'ouvrir un courant d'air comme nous le montrons dans les cales placées sous le plateau de la figare 33.
En Canada, nous ne sommes guère exposés à ces chaleurs torrides. Toutefois s'il en survenait, i! serait nussi simple de faire de l'ombre à l’aide de branches auprès des ruches trop exposées aux ardeurs du soleil.