CONDUITE DES ABEILLES PAR LES RUCHES VERTICALES
Les hausses,
Observations générales. — 'lout ce que nous avons dit dans les chapitres précédents et ce que sera dit dans le chapitre suivant : sur l'établissement du rucher, sur les opérations du printemps, les essaims et la mise en ruche, la visite d'automne s'applique presque complètement à la conduite des ruches verticales. [l-y a cependant quelques différences dans la manière d'opérer.
Supposons que l'apiculteur possède un certiin nombre de ruches verticales peuplées d’abeilles ; suivons ces colonies pendant toute une suison, dep tis la tin de l'hivernage jusqu'à l'hivernage suivant, et indiquons toutes les opérations qui diffèrent de celles décrites pour les ruches horizontales.
Fin de l’hivernage et visite du printemps. — En hivernage, les ruches verticales sont exactement const: uées comme des ruches horizontales à douze cadres, car elles se composent simplement du corps de ruche recouvert ou non du chapiteau. (Voir hivernement chapitre onzième).
Après avoir supprimé les dispositions prises pour l'hivernage, on fera la visite de toutes les ruches au moment voulu (fin avril) et on notera l’état de chneune d'elles.
Pour chique ruche, on aura soin de laisser le couvain dans les rayons du milieu, on reportera à droite et à gauche,
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vers les extrémités, les rayons contenant le plus de iniel, et le reste de là ruche sern garni par les rayons construits en cellules d'ouvrières, vides ou contenant peu de miel ; par cette disposition, la mère ne sera pas gênée dans sa ponte,
En faisant cette visite, on enlèvera des rayons de miel aux colonies qui en ont le plus pour les donner à celles qui en ont trop peu.
Préparation des hausses. — On devra préparer d’avance les hausses garnies de cadres, qui ‘devront être mises sur les ruches.
Fig. 49%. - Disposition économique pour mettre la cire ganfrée dans lLe hausses,
Lorsqu'on a des ruches verticales depuis un certain nombre d'années, on aura un nombre suffisant de cadres pour garnir ces hausses.
Si l’on prépare des hausses pour des ruches nouvelles, les cadres seront garnis de cire gaufrée, sauf un cadre vers le milieu qui sera entièrement construit, afin d'engager les abeilles à monter dans les hausses.
Il ne faudrait pas se contenter de mettre seulement des cadres amorcés, car les hausses ne devant être placées que peu de jours avant la grande récolte, il faut que les abeilles aient suffisamment de Lbâtisses disponibles pour profiter de toute la miellée.
Cependant, on peut, par éconoinie, mais si l'on ne peut
faire autrement, employer la disposition suivante qui donne d'assez bons résultats. On met, dans les cadres des
hausses, des morceaux de cire gaufrée taillés en tr
iangle A, BB, C, comme l'indique la tigure 49. Le triangle de cire gaufrée est tixée par deux de ses côtés AB et BC, le troisième AC formant la diagonale de la section On peut aussi placer l’'amorce dans ja traverse supérieure du cadre,
Moment où l’on doit placer la première hausse. Le moment où l’on doit mettre la première hausse
est assez
Fig. 50. — Ruche verticale, sur laquelle on a mis une premitre hausse 41 ;
la toile // qui était sur le corps de ruche recouvre la première hausse.
difficile à déterminer, et exige de la part de l’apiculteur une onnaissance approfondie des ressources millifères de la contrée qu'il habite et de l'époque probable, où, d’après les circonstances atmosphériques, il peut prévoir l'approche de la grande miellée.
En effet, le meilleur moment pour placer lu première hausse est quelques jours avant la grande miellée.
Mais une autre condition est encore nécessaire pour qu'il
y ait utilité à placer cctte hausse : il faut que presque tous les calres du corps de ruche soient vurnis d'ubeilles. Les ruches trop faibles seront done réunies deux à deux, si on veut qu'elles puissent profiter de la grande miellée.
Dans le cas où l'on ne ferait pas de réunion, il faudrait attendre le renforcement des colonies fuibles pour ponvoir y ajouter la première hausse ; mais on risque alors bien souvent d’avoir mis les hausses trop tard, c'est-à-dire après la grande récoite.
Pose de la première hausse, — Pour placer la première hausse, on enlève le chapiteau, on soulève la toile cirée par l'un des côtés, et l’on enfume d’une manière générale à mesure qu'on achève d’e:: 2ver tonte la toile.
On eniboîte la hausse garnie de cadres sur le corps de ruche : on remet la toile sur les cadres de la hausse (4e, fig. 50), et on replace le chapiteau Cp par-dessus.
Inconvénients d’avoir mis la première hausse trop tôt —Si l’on a placé les hausses trop tôt, il peut arriver que par suite d’un refroidissement de température, comme la capacité de la ruche a été brusquement augmentée, les abeilles en se reserrant soient forcées d'abandonner une partie ‘du couvuin.
Ce couvain, non recouvert d’abeilles, peut périr et amener la maladie de la loqne si redoutable pour le rucher.
Inconvénients d’avoir mis la première huusse trop tard.— Si l'on à mis les hausses trop tard.
1° On n’a pas profité de toute la miellée -
2° La ruche n'ayant pas une enpacité suilisante, les abeilles pourront se disposer à essaimer, et l’on sait quels sont tous Jes inconvéniens qui résultent de l’essaimage
naturel.
3° fi peut se faire que la ponte de la mère étant arrêtée par le. imiél dans le corps de ruche, lu mère passe. dans la
hausse pour y continuer sa ponte ; dès lors, si on a du couvain complètement éclos ou près d'éclore, il est impossible de récolter utilement les hausses.
Surveillance des hausses,— (Comme la miellée peut être plus où moins abondante et durer plus ou moins longtemps, les hausses se remplissent plus où moins vite suivant les circonstances, il est donc nécessaire de surveiller les hausses de toutes les ruches, afin de choisir le meilleur moment pour ajouter les secondes hausses
Certains 1piculteurs facilitent cette visite à l’aide de hausses vitrées d'un côté, la vitre étant recouverte par un volet qui peut se fixer par un crochet.
Pose de la seconde ‘hausse. - Si la miellée est suffi sante, les premières hausses se rempliront de miel, mais il ne faut pas attendre qu’elles soient pleines, car on sait que les abeilles ont toujours besoin d’une assez grande surface de bâtisses pour faire évaporer l'excès d’eau rvant d'operculer le miel,
Le meilleur moinent pour chaque ruche est d’ajoucer la seconde hausse ivrsque la Première est aux deux liers pleine. Mais cette hansse (h:, tig. 51), on ne l'ajoute pas par-dessus la première, on l’intercale entre le corps de ruche et la première hausse, à lu place qu'occupait cette première hausse, Cette dernière, k1, est mise par-dessus la seconde hausse L: et conserve sa toile cirée {l (tig. 51).
Cette manière d'opérer offre l'avantage de laisser des rayons vides non loin du corps de ruche cc qui engage les abeilles à les remplir plus activement.
Avant d'ajouter une seconde hausse, il est prudent de visiter la prémière, pour voir si elle ne renferme pas de couvain. Car, dans ce cas, il faudrait mettre :. seconde hausse ;ar-dessus la première : si on ln mettait par-dessous, la ière pondrait dans cette seconde hausse encore plus que
dans la première, pour rejoindre les deux parties de couvain séparées.
Nous avons dit plus haut que les ruches verticales varient quand au nombre de leurs cadres. Le plus grand nombre d'apiculteurs se servent de ruches contenant de 7, 8 ou 9 cadres, tant dans la chambre de convain que dans les hausses. Nous devons cependant mentionner le cas de M, Holterman, qui a un rucher de plus de 300 rnches et qui emploie la grande Langstroth a douze cadres. Aussi souvent n'a-t-il besoin que d'une hausse par ruche.
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