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Fig. 51. — Pose de la seconde hausse 42, mise à la place qu'occupait la première. La première hausse 4 est mise par-dessus et conserve sa toile cirée /4.
Pose des hausses pour la miellée d’automne.— Dans les contrées où la récolte prüicipale a lieu à ln tin de la saison, c'est naturellement à la fin «le l'été c'est quelques jours avant la grande miellée probable que l'on doit placer les hausses,
Dans les contrées où il ÿ a une miellée de printemps et une miellée d'automne on devra poser les hausses au printemps, les récolter, les re lonner pour la miellée d'automne et les récolter de nouvean ; ces nombreuses opérations ont l'avantage de permettre de mieux séparer les miels des diverses époques. Chez nous la grande miellée est gé ment terminée au 15 noût,.
nérale-
Visite des ruches lorsqu'elles ont des hausses — Si,
pour une opération quelconque où pour se rendre compte de l'état d'une ruche, on doit là Visiter alors qu'elle possède une ou plusieurs hausses, on opère de ln manière suivante : on le sol et, avant de visiter le corps de ruche, on enfuine très fortement
retire les hausses, on les place sur
Si l’on était obligé,de faire cette opération à une époque Où il n'y ait pas de miel dans les fleurs, il faudrait se détier
du pillage.
Récolte des hausses. —Il ne faut
pas trop se presser de récolter les hausses, car le
miel qui reste assez longtemps dans les hansses est operculé en plus grande quantité, et pur conséquent de meilleure conservation.
Pour récolter une hausse, on opère de la façon qui suit :
On enlève le chapiteau et, an moyen d'une abondante fumée ; on force une partie des abeilles À redescei:dre vers le bas ! ; on visite alors rapidement la hausse pour voir si elle ne contient pas «le Couvain, Car, dans ce cas, il faudrait laisser la hausse sur la ruche jusqu'à l’éclosion complète du couvain.
S'il n'y à pas de couvain, ce qui est le cas le plus ordi-
naire, on détache }n hausse par le bas an moyen d'un ciseau ;
(1) Pour activer la descente des abeilles vers le corps de ruche, on peut se servir de ce qu’on appelle la tojle Phéniquée. Ou verse dans un seau d’eau la valeur d’un petit verre à vin d'acide Phénique. On trempe la toile dans cette solution et, après l'avoir tendue, on la place sur la haussr.
L'odeur de Vacide fait descendre en partic les abeilles,
on lance de nouveau de la fumée ; on enlève la hausse qu'on place provisoirement sur un tabouret ; on remet la toile sur la hausse de dessous ou sur le corps de ruche, et on replace promptement le chapiteau.
On emporte successivement les hausses dans le laboratoire ; on les dispose chacune sur une cale et on recouvre le haut avec des toiles.
Les abeilles qui sont restées dans les hausses, comprenant qu'elles sont isolées 1e leur ruche, sortent peu à peu par le dessous des hausses et s'envolent vers les fenêtres qu'on ouvrifa de temps en temps pour les laisser rejoindre leurs colonies !.
Les rayons de miel, retirés des hausses, sont eusuite passés à l’extracteur.
Puis on remet les cadres vides dans les hausses, et le soir on replace les hausses sur les ruches pour faire nettoyer ces cadres par les abeilles. Pour éviter le pil'age, on rétrécira les portes d : toutes les ruches pendant quelques jours.
Visite après la récolte. — Il va sans dire que l'on doit visiter toutes les ruches après la récolte, on examinera dans cette visite si chaque corps (le ruche contient environ 30 à 32 livres de miel pour la provision d'hiver. (Un rayon de miel de 144 pouces carrés, pèse généralement un peu plus de 8 livres.)
Avec les ruches verticales, comme la plus grande partie du miel récolté se trouve dans les hausses, il peut arriver que le corps de ruche contienne trop peu de miel.
11 faudrait donc, à l'automne, ponvoir prendre des rayons de miel dans des hausses, pour les placer dans le corps de la ruche. Mais cela ne peut se faire facilement que si les cadres
(1) On a préconisé pour la récolte des hausses un appareil spécial appelé chasse-abeilles ; nous en parlerons au chapitre où nous traiterons le la récolte du miel, mais on opère plus rapidement par la méthode que nous venons
de décrire.
en
des hausses sont de la même grandeur que ceux du corps de ruche,
Un upiculteur exercé dont les cadres «les hausses ne sont pas de même dimension que ceux du couvain pourra souvent éviter le nourrissement ‘l'automne qui offre beaucoup d'inconvénients, s'il sait enlever les hausses où moment V ‘lu, c'est-à-dire un peu avant la tin de la grande récolte, & lors les abeilles achèveront la récolte en transportant le. :! directement dans le corps de ruche,
Mise en hivernage.— Nous avons dit qu’en hiver, les ruches verticales ne dai, nt Pas porter de hausses,
On pourrait croire que, si la provision de miel u'est pas suffisante dans le corps de ruche, il suffirait de laisser une hausse pleine de miel Pour assurer.cette provisic Mais, si l'hiver a des périodes de froid prolongé pendant lesquelles les abeilles ne peuvent plus se déplacer, cette hausse pleine de miel ne servira À rien nux abeil'es.
En effet, le groupe des abéilles installé dans le corps de ruche ne pourra pas, dans la saison froide, passer du corps de ruche dans la hausse À cause de l'intervalle qui sépare inévitablement les rayons de ces deux parties de la ruche.
Quant à lu mise en hivernage du corps de ruche recouvert ou non de son chapiteau, nous en trniterons dans le chapitre onzième.