‹ La ruche canadienne [microforme]Chapitre 40 sur 59 · EMPAQUETAGE · texte numérisé non relu

EMPAQUETAGE

Il est important, quand on otfre du wiel à l'épicier où au consommateur, de le présenter sous une forme attrayante. Le miel en rayon, en sections du poids d’une livre seulement, est celui qui se vend le mieux, étant un article de fantaisie. Muis une boite de miel extrait ne pesant qu'une livre est trop petite. Nous ‘levons, pour encourager la consommation, dépenser le moins possible pour le vase dans lequel nous livrons le miel ; or une boîte de fer-blanc ne contenant qu'une livre augmente le prix au point que cette petite quantité est ici de moins en moins deman lée.

Les boîtes qui coutent le moins cher pour loger le miel extrait qu'on détaille en petite quantité sont celles de fer-blanc.

Les grandeurs que nous préférons contiennent deux livres et demie, cinq livreset dix livres (fig. 67).

Celles de deux livres et demie sont les plus courantes.

On loge le miel en futailles au moment de la récolte, au lieu de le mettre immédiatement dans les boîtes. Car l’on ne sait pas d'’avance dans quelles proportions se vendra chaque grandeur et aussi parce que le miel ainsi logé occupe trop de place, n'est pas aussi aisément transportable d’un endroit à

l'autre, et enfin parce qu'ayant

Fig. 67. — Boîtes où bidons pour L :

RENE \puifois à gnider du miel d'une

lannée d’abondance jusqu'à l'année suivante, qui peut être pauvre, le miel se conserve mieux dans de grosses futailles. Si vous devez garder du miel pendant deux ans ; les boîtes peuvent se rouiller en dehors

et en dedans et devenir invendables. Comme on peut en juger, ces objections sont très importante*, surtout pour le grand producteur qui n des dizaines de milleliv *< à soigner. Quant au petit producteur, il peut mettre de suite son miel en petits colis tout prêts pour le détail.

Pour arrêter les fuites qui peuvent quelquefois se produire dans les boîtes de fer-blane, qui sont livrées à bas prix par les ferblantiers et qui laissent passer le miel dans des joints à travers lesquels l’eau ne coulerait pas, l'on frotte simplement de cire mêlée de suif l'endroit qui coule. L'on empêche aussi le miel liquide de déborder, quand on l’envoye en été, en trempant avant de là remplir, le bord de la boîte dans de la cire mêlée de suif. Le bord extérieur est ainsi garni d’un petit cercle de ce mélange qui rend Ja jointure fermée hermétiquement.

M. Siegwart, d’Altdorf, Suisse, offre, dans la Revue anternationale d'Apriculture, des boîtes en fer-blanc dont les couvereles, fermant par pressior” semblent présenter une garantie d'imperméabilité suffisante.

On vend aussi beaucoup de miel dans des vases de verre, mais le miel granulé n’y n pas une belle apparence et en outre ils coûtent plus que le fer-blanc. Ceux qui emploient ces vases de verre fondent le miel avant de les remplir.

Toutes les fois qu'on vend du miel, il doit porter le nom et l'adresse du pro-lucteur ; c’est un moyen de se faire connaître et une garantie de sa qualité.

Fabrication de la cire. — Lorsqu'on veut extraire la cire de vieux rayons ou celle qui provient de la désoperculation des rayons, sans se servir d’un outillage compliqué et coûteux, on emploiera le procédé suivant :

A la partie inférieure d’un chaudron, on fait adapter un robinet. Le chaudron doit être placé sur un trépied suffisamment haut pour qu’un arrosoir soit facilement placé sous le robinet (fig. 68).

La ehaudière, remplie aux deux tiers d'eau, est ensuite placée sur le feu ; lorsque l'eau bout, on y ajoute les rayons, puis, à l'aide d’un bâton, on brasse le tout jusqu'à ce que la cire soit entièrement fondue !.

Fig. 68. Fabrication simplitiée de la cire,

Lorsque la cire est fondue, on soutire par le robinet l’eau bouillante dans l'arrosoir. A l'aide d'une passoire de cuisine on puise dans la chaudière une certaine quantité de marc mélangé de cire et d’eau, et tandis que d’une main on soutient cette passoire au-dessus de la chaudière, de l’autre on y verse toute l'eau bouillante contenue dans l’arrosoir ; cette eau entraîne la cire avec elle et il ne reste dans la passoire que du marc que l'on Jette. On recommence cette opération jusqu’à ce que tout le marc du chaudron soit épuisé.

Lorsqu'on a fini, on retire la chaudière du feu et on l'entoure de paille ou de foin en la couvrant aussi de couvertures afin que le refroidissement se faisant très lentement, la cire s'épure.

1—On doit avoir suiu de ne pas mettre trop de rayons à la fois, et de diminuer le feu lorsque tout est en ébullition, de crainte que la cire en fusion ne déborde de la chaudière, car elle est inflammable. On disposera le feu de façon à ce qu’il ne chauffe que le dessous de la chaudière.

C'est le procédé que l'on emploie le plus souvent en

Europe.

Cérificateur solaire. -— Un autre pr :édé pour fondre la cire corsiste dans l'emploi du cérificuteur soluire appelé aussi purificateur.

Fig. 69. — Cérificateur solaire: V, vitre; T, toile métallique.

Ce procédé est le meilleur pour la cire provenant des rayons désoperculés, mais les très vieux rayons fondent difficilement dans cet appareil.

Le cériticateur se compose d'une sorte de pupitre vitré (V, fig. 69) contenant une toile métallique placée au-dessus d'un récipient en fer-blanc. La cire est posée sur lu toile métallique (T, tig. 69), et l'appareil étant bien ex} osé au soleil, la cire foncl et passe au travers de la toile pour tomber dans le récipient

Fabrication de la cire en grand. — La fabrication de la cire en grand constitue un art spécial qui ne saurait être décrit dans cet ouvrage. Cette fabrication exige un matériel qui coûte fort cher : presse à extraire la cire, chaudière, épurateur, moules, etc. ; de plus, les opérations nécessaires pour obtenir de la cire parfaitement épurée sont assez compliquées et demandent un long apprentissage,

S'il se trouve par hasard que l’apiculteur possède une grande quantité de cire, il sera plus simple qu'il la vende à un cirier que de la fondre lui-même,

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