RÉCOLTE
L'extraction, pour être fuite rapidement, demande le travail de quatre personnes, trois adultes et un adolescent. Comme l'opération se fait à un monient où les abeilles ont cessé de récolter, on doit avoir le soin le plus minutieux de ne pas laisser une goutte de miel à la poitée des pillardes. Le travail d'ouvrir les ruches, de sortir les rayons, d'en brosser les abeilles doit être fait tranquillement mais active-
ment ct soigneusement Les’ boites où on met les rayons à transporter doivent être munies d’un couvercle, la ruche doit être refermée et avoir son entrée réduite aussi promptement que possible, Sion prend ces précautions, le pillage n'est pas à eraindre ;-mais s'il commençait, par quelque manque de soin ou par quelque oubli de l'opérateur, il faudrait arrêter
le travail jusqu'à ce qu'il ait cessé, essuiemains, placés à portée, seront surtout si les rayons sont très re
Une cuvette d'euu et un trouvés très commodes, mplis, car l'opérateur et son aide ont parfois leurs doigts englués de miel
Les ustensiles nécessaires pour extruire convenablement sur une grande échelle sont : dans le rucher, un bon enfumoir un où deux lalais en branches d'usperges ou en quelque autre matière fibrouse, un ciseau à Lois pour détucher le dessus des cadres, deux plateaux de fer-blane décrits plus bas, une boîte à transporter les rayons et deux toiles fortes (toiles à pillurcdes) en til ou en e: ton, qui peuvent être phéniquées d'avance suivant le proce.lé Raynor.
Ces toiles à pPillurdes, ou nommées ainsi par le Dr Mille les Loîtes pour en.pêcher le ont une verge cirrée,
inieux, Contre les pillardes, r, sont employées à couvrir 8 pillardes d'y pénétrer, les
L'opérateur ouvre üne ruche
, enlève lu boîte de surplus, la place sur un platenu de fer.
blane et la convre d’une toile à pillardes. [Il examine ensuite |:
laquelle il peut sortir un où deux Nous laissons d'ordinaire tout le
à chambre à couvuin, de ‘ayons s'il le jnge à propos, miel de la chambre À couvain, À moins que la reine m'uit plus de place pour y pondre, ce qui n'arrive pas souvent quan:l
les abeilles ont eu assez de place dans les hausses.
Quand un rayon est sorti de la chambre à cou: ain, les abeilles en sont secouées devant ln ruche
; celles qui restent en sont balayées et le r
aYon est placé dans le panier à rayons, La ruche est ensuite fermée et une seconde boîte de -urplus vide est posée sur un second plateau de fer-blanc ; puis les rayons de la boîte pleine sont, l'un après l'autre, secoués et brossés devant la ruche et placés à mesure dans la seconde boîte. L'aide, qui est d'ordinaire peu exercé en apiculture, peut être d'un bon secours ans ces opérations et si les abeilles sont muniéés dans les règlés, personnes n'eut piqué. Dès que
les rayons sont tous transvasés, l'aide les porte dans ln pièce où on extrait, tandis que l'apiculteur prépare une ‘autre colonie, la boîte dont on vient d'enlever les rayons servant à transvaser ceux de la boîte suivante, Quard la récolte est abondante on peut se servir d'une brouette pour porter les boîtes dans la chanbre à miel.
Un américain, M. Porter, a inveuté un petit instrument en fer-blane pour faire sortir les abeilles de leur propre gré des boîtes de surplus. Un coup d'œil sur lu fig. 62 suffira
Fig. 62. — Chasse-abeilles Porter,
pour expliquer son fonctionnement. Ce chasse-abeilles est muni de deux ressorts de laiton très mince, qui s'écartent sans cffort pour laisser sortir l'abeil] ‘s qui ne la laissent pas rentrer. On insère l'instrument us un plafond de 2 ou 3 lignes d'épaisseur, cloué dans un cadre de la dimension exacte de la Luîte de surplus Il est nécessaire de laisser au-dessus et au-dessous du plafond, un espace où les abeilles puissent circuler à l'aise.
La boîte de surplus étant enlevée, on place ce plafond sur la ruche et on remet la loite. Quelques abeilles découvrant qu'elles sont enfermées se mettent en quête d’une issue, et l'ayant trouvée appellent les autres par leurs battements d'ailes,
En plaçant l'instrument la veille du jour où l'on doit récolter le miel, ou le matin si on veut récolter le soir, on trouve les boîtes de surplus vides d'ubeilles ; a peine en reste-t-il une douzaine dans chaque boîte. L'emploi du
chasse-abeilles, comme auçun rnyon n'est mis à découvert et Comme on n'a üneune abeille à secouer où à brosser, évite tout pillage et rend le travail plus agréuble et plus prompt ; à peine est-il nécessaire d'ajouter que le chasse-abeilles s'emnploie pour les boîtes à sections comme pour celles à cadres de surplus,
Fig. 63. Extracteur,
Dans la chambre à miel un doit avoir un extracteur (fig. 63), une cuve à opercules, un entonnoir muni ‘d'un
crible, un seau de fer-blane, un coutenu à désoperculer (fig.
64), un tonneau et deux plateaux semblables à ceux qu'on emploie au rucher, Le plancher pourra être couvert d’une toile, cirée ou peinte à l'huile, pour recevoir le miel qu'on pourra laisser tomber; chaque persvune devra porter un tablier c'e toile peinte ow cirée : et les fenêtres devront:être munies de toile métallique, pour permettre aux abeilles de
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s'échapper, Les plateaux de fer-Llane dont nous avons parlé sont carrés, À bord d'environ 2 pouces de hauteur, munis d'un rebord en fort filde fer, et assez larges pour qu'on puisse y placer à l'aise une des boites de surplus: ils sont destinés à recevoir le miel qui peut dégoutter et qui, de cette façon, ne salit rien et n'attire pas les pillardes, On les munit à chaque extrémité de fortes et larges boucles par lesquelles on les transporte.
Fig, 64. Couteau à désopereuler de Bingham.
Dans la chninbre où on extrait, un employé, désopereule les rayons à mesure qu'on les lui apporte, Pour celn il est debout devant la cuve à opercules où il opère avec le couteau de la tigure 64 Ce vase a désopereuler est formé d'une cuve buse, B, qui x 20 pouces de largeur et 12 pouces de hauteur, avec un fond incliné, un robinet et un pivot central, C. Sur cette cuve basse il y en a nne autre, A, de 20 pouces de hauteur, munie d’un fond en forte toile métallique qui pose sur le pivot (. La cuve supérieure sert de passoire ; au-dessus d'elle on met un cadre de bois D, qui est entaillé pour qu'il reste à demeure sur les bords de la cuve. C'est sur ce cadre qu'on pose les rayons debout pour les désoperculer ; les opercules tombent sur le fond de toile métallique, d'où ils s'égouttent dans la cuve du bas.
Les extracteurs entièrement faits de métul sont les seuls
employés aujourd'hui, Ceux à deux cendres sont les plus communs, mais l'on se sert aussi d'extracteurs à quatre cidées.
Quant au couteau à désoperculer, Binghan (fig. 64), :l est réellement conmo:les Ce couteau vous débarrasse de l'ennui dfavoir les opereules collant au rayon dént on vient
de les ruser, parce qu'il est muni d'un biseau forçant le raseur (employé qui enleve les opereules) à le tenir obliquement, ce qui fait que les opercules ne peuvent pas se recoller au rayon, à moins qu'on ne le fasse exprès.
Fig. 65. Cuve à osxreules,
À mesure que les rayons sont désoperculés des deux côtés, ils sont placés dans l’extrncteur, qui peut être tourné par un adolescent. On doit veiller à ce que les rayons qni sont vis-à-vis l’un de l’autre soient, autant que possible, de poids égaux, parce que quand les poids sont inégaux l'extracteur se balance de droite à gauche, fatigant l'opérateur et la machine.
Une rotation tranquille et régulière est suffisante pour vider le miel et en temps chaud il est lancé contre les côtés de la machine, faisant un bruit semblable à celui d'une bonne pluie sur un toit de fer-blanc.
Quand les rayons sont vidés d'un côté, on leur fait faire demi-tour, pour les vider de l’autre, M. Stanley, de New-
La]
York, à inventé un extracteur (fig. 66) dans lequel les rayons sont retournés simplement en tournant la manivelle en sens contraire. Des extracteurs du même genre ont été inventés antérienrement en Ang'eterre par M. Cowan, et des perfectionnements de toute sorte, dans la même direction ont été étudiés aux Etats-Unis, surtout en Californie, mais sans qu'aucune machine, où lex rayons se retournent sans qu'il soit besoin de les sortir, ait trouvé beaucoup de partisans.
Fig. 66. - Extracteur Stanley à retournement automatique.
Nous devons conseiller aux commençants qui extraient pour la premièrs fois de procéder lentement et soigneusement. Un peu de soin non seulement économise le temps, mais épargne plusienrs livres de miel et rend la chose plus agréable; car une livre de miel, si elle est répandue, rend tout gluant et maipropre, tandis qu'on trouve du plaisir dans une belle récolte et une extraction faite avec propreté ; une chambre enduite de miel et des abeilles en colère dans le
rucher irritent et l'apiculteur et ses aides, qui sont bientôt dégoûtés de la besogne. Quand tout est Lien conduit, le travail est si agréable qu'on trouve aisément plus d'ouvriers qu'on ne peut en occuper.
De toutes les opérations d’apiculture, c'est l'extraction qui demande le plus de précautions contre le pilinge. Il faut éviter soigneusement d'exposer des rayons ou du miel; non seulement les pillardes ennuient l'apicuiteur, mais elles excitent les abeilles, qui se fâchent et piquent.
Toutes les boîtes, dans lesquelles on a replacé les rayons vidés, sont empilées sur!la toile cirée ou sur des p'ateaux de fer-blanc Les rayons ne doivent jamais être rendus aux abeilles avant le soir, quand le soleil est couché, pour prévenir toute excitation dans le rucher. En une demi-heure, tous les ouvriers y aidant, les boîtes sont remises sur les ruches, même quand on aurait extrait plus de deux mille livres en un seul jour. Naturellement, si on s'est scrvi de plafonds à chasse-ubeilles, il faut les enlever avant de replacer les boîtes.
Il y a des saisons où une petite continuation de récolte permet de rendre les rayons aux abeilles À mesure qu'ils sont vidés. Leur retour, dans ces circonstances, ne cause pas d’excitation et se fait plus aisément.
Les abeilles ne mettent pas plus de deux ou trois jours
après l'extraction, pour nettoyer les rayons et les réparer. Mais, pour éviter les ravages des teignes, nous les laissons sur les ruches pendant tout l'été; les abeilles en prennent soin Pour l'hiver, nous empilons les boîtes fermées avec soin dans des chambres sans feu, où le froid de nos hivers détruit les œufs de teigne qui pourraient s’y trouver.
Dans les localités où il y a deux récoltes de miel distinctes, chaque récolte doit êtie recueillie séparément.