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priété, c'est autour de cet endroit qu'il faut examiner la végétation naturelle ou les cultures, en tenant compte du climat et de la nature du terrain.
Comme les abeilles ne s'éloignent guère utilement au delà de deux ou trois milles de leur ruche, étudions dans ce rayon les ressources qu’elles auront à leur disposition.
Voici quelques indications pratiques, essentielles, sur ce point capital.
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Fig. 83.—Trèfle des prés.
Plantes mellifères de la végétation naturelle, —S'il n'y à autour de l'endroit où doivent être placées les ruches que les plantes de la végétation naturelle, ces plantes seront, dans la plupart des cas, celles des prairies, des bois ou des
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landes. Si les ruches se trouvent placées dans une contrée où dominent les prairies naturelles que l'on doit faucher et non donner à pâtarer aux bestiaux, on peut dire’ que l'endroit est assez favorable à l'apiculture, surtout si nous remarquons dans ces prairies des plantes telles que le “l'rèfle blane, la Sauge des prés, la Jacée, le Mélilot, le Serpolet, ou la plupart des plantes des prairies, si l'on est dans les montages.
Lorsque ces plantes sont très abondantes, les prairies que l’on donne à pâturer aux bestiaux peuvent même offrir une ressources im portun :e.
Fig. S4.--Erable,
Les bois ont l'avantage de donner pendant toute la saison une récolte qui permet presque toujours aux abeilles de faire leurs provisions d'hiver; mais cette récolte est souvent peu abondante, et le miel est de médiocre qualité. Cependant, si nous voyons beaucoup de bruyères dans les bois ceux-ci peuvent présenter à l'automne une ressource importante. Toutefois, il faut remarquer que ïe miel de bruyère
a le double inconvenient d’être de qualité inférieure, et d'avoir une consistance trop épaisse pour pouvoir être retiré par l’extracteur.
Dans ces régions, il est bon de faire la récolte du miel avant la floraison de la bruyère et de laisser le miel de bruyère comme provision d'hiver. Nous n'avons que peu de bruyères au Canada.
Fig. 85. —Verge d'or. Fig. 86.- Saule.
Les principales ressources des bois sont les plantes des lisières et des clairières, Centaurée, Pulme:aire, Verge d'Or, Germandrés. ete,1 et certains aibres ou arbustes printanniers tels que les Saules, les Merisiers, les Pruniers sauvages, les Erables les Chênes les Acncias et surtout le Tilleul.
Les endroits incultes, les champs en friche, les talus de chemin de fer sont souvent envahis par une végétation qui renferme des plantes mellifères telles que la Vipérine,
l'herbe St-Jean, les Chardons, Jes Linaires, la Menthe, etc. !
Plantes mellifères des champs et des prairies artificielles.— Si les ruches sont au milieu des cultures, il est très important d'examiner quelle est la nature des plantes cultivées.
Fig. 87.—\Menthe. Fig. 88. -Tretie Alsike.
La culture la meilleure pour les abeilles est sans contredit celle du Sai - que nous ne cultivons mnlheureusement pas dans la Frovince de Québec On peut dire que si le rucher est entouré de champs de Sninfoin, on aura
resque toujours une récolte de miel, même dans les années . ,
médiocres.
1--Si l'on veut se rendre compte en détail de la végétation mellifère de la contrée, on peut se servir d’un des ouvrages appelés Ælores pour trouver le nom des plantes. Dansla Mouvelle Flore de MM. G. Bonnier et de Layens (Paris, Paul Dupont, éditeur), les plantes recherchées par les abeilles sont indiquées par un signe spécial.
Les autres plantes fourragères à noter sont principalement le Trèfle blane qui, chez nous est Considéré comme le producteur du meilleur miel, le Trèfi. incurnat, le Trèfle hybride, la Minette,
Il faut citer ensuite les Champs de Colza où même de Choux qui peuvent ‘donner une récolte importante, Le Sarrasin fournit à l'automne Un nectar abondant avec lequel les abeil'es font un miel de médiocre qualité, mais recherché des pâtissiers,
Fig. S9.__ Année. Fig. 90.— Aster,
Les champs de Blé, de Seigle, d'Orge, d'Avoine, de Mais, de B:tterave, de Lin, ne présentent Pour ainsi dire aucune ressource pour l'apiculture, si ce n’est parfois lorsque ces champs mal cultivés contiennent certaines inauvaises heïbes mellifères qu'on peut trouver aussi sur le bord des c iemins (Biuet, Pissenlit, Vesce sauvage, Pied d’alouette, etc }
Il ne faut pas oublier de signaler encore parmi les plantes cultivées Pouvant produire du miel, les Haricots, les Pois, les Fèves, les Oignons en fleurs.
Après In moisson, les champs sont parf is envahis par d'autres mauvaises herbes qui peuvent aussi rendre service
aux abeilles : Epiaires, G 1léopsis, Renouées, ete.
Nous ne parlerons pas des plantes cultivées dans les jardins, car malgré leurs brillantes couleurs, elles sont en général, peu ou pas visitées par les abeilles On peut cependant citer quelques plantes de jardin qui sont mellifères : les Myosotis, les Corbeille-d'argent (Arabette des Alpes), les Aster, les Phacélia, etc.
Fig. 91.—Accacia (fleurs blanches).
Arbres mellifères.- Les arbres qui sont plantés sur le bord des routes, dans les bois, dans les haies, ou même cultivés dans les champs, dans les parcs, peuvent parfois donner une récolte très importante, Au printemps, il faut citer surtout les Saules, les Erables, les Cerisiers et les Pruniers. Quant aux Pomimniers et aux Poiriers ils sont rarement mellifères.
Plus tard, ce sont les Robiniers ou Faux-Acacias et ies Tilleurs ; le miel de ces arbres est souvent abondant.
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Contrées plus ou moins favorables à l’apiculture.— D'une manière très générale on peut conclure de tous les faits qui précèdett que :
1° Si les ruches sont dans une contrée où dominent le. trèfle blanc et des plantes mellifères de prairies le Colza, la Minette, le Melilot et où se trouvent aussi des Tilleuls, des Erables et des Faux-Acacins, ln région est excellente per l'apiculture, et le miel récolté est de bonne qualité.
Fig. 92.—T'illeul.
2° Si les ruches sont dans une contrée où abondent le Sarrasin dans les champs, et les Bruyères dans les bois ou dans les landes, la contrée peut être aussi favorable à l'apiculture, mais le miel sera d’une qualité inférieure.
3° Si les ruches sont dans une contrée où deminent les bois, les abeilles trouveront ordinairement de quoi faire une petite récolte, mais la région sera rarement très favorble à l'apiculture.