‹ La ruche canadienne [microforme]Chapitre 55 sur 59 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Les instructions que nous avons données, pour la conduite des ruches à cadres mobiles, s'adressant aux commen- Gants surtout, nous n'avons pas mentionné toutes les opérations pratiquées par les apiculteurs expérimentés en vue de hâter le développement des colonies : nous avons au contraire cherché à mettre le débutant en garde contre les dangers que certaines d’entre elles présentent, lorsqu'elles sont tentées par des mains novices.

On a pu voir que nous exigeons, pour ln culture des abeilles, une certaine dose de soin, de vigilance et d’observation. Nous ne nous soucions pas de faire de mauvaises recrues et ne sommes point fâché de contribuer pour notre part à déraciner cette opinion trop généralement répandue que les abeilles ne demandent pas de surveillance et qu'avec elles, on peut récolter sans avoir semé. Un rucher, à moins qu'il ne prenne l'importance qu'on donne à une spécialité, ne demande certes pas beaucoup de temps, mais il lui faut quelques soins indispensables, donnés à propos par quelqu'un qui trouvé du plaisir à la chose.

À mesure que le débntant acquerra de l'expérience, il trouvera de lui-même les simplifications dont peuvent être susceptibles certaines opérations, de même qu'il apprendra petit à petit À apprécier d’un coup d'œil les conditions d’une ruchée et à se rendre compte promptement de In enuse des désordres jui peuvent s’y produire. Devenu apiculteur, il se convaincra que la conduite de quelques ruches est à la portée même des personnes qui ont peu de loisirs; qu'à

l'exception de la première visite du printemps, du prélèvement du miel et de la mise en hivernage, qui représentent ensemble quelques heures de iravail, le reste des opérations et les petites tournées de surveillance peuvent se faire en peu de minutes dans les moments perdus, Toutefois s’il accepte notre traité comme guide, qu'il veule bien, tant qu'il sera dans sa période d'apprentissage, ne pas épargner la surveillance et suivre fidèlement toutes les instructions et recommandations, que nous avons, autant que possible, accompagnées de développements les expliquant et les justiflant.

Le succès en apiculture dépend du développement que les ruchées ont atteint au moment où lu miellée se présente, Pour obtenir un développement complet et opportun, il faut : de bonnes reines, de jeunes abeilles à l’autoinne, uu bon hivernage qui prépare de bunnes nourrices pour le printemps,

d'abondantes provisions au moment de l'élevage du couvain et enfin des ruches chaudes, susceptibles d’être graduellement et considérablement agrandies. Un rucher ne peut être en plein rapport que lorsque son propriétaire possède une ample provision de rayons, et pour hâter l'arrivée de ce moment, il doit faire usage de feuilles gnufrées et du mello-extracteur.

Le débutant fera Lien de ne connnencer qu'avec peu de colonies, deux ou trois au plus, et de ne pas se décourager si, dans les premières années, ses housses de ruches n'arrivent pes à être entièrement remplies par les abeilles et le miel, Souvent les reines provenant de petites ruches vulgaires ne sont pas si fécondes que celles qui seront élevées par sélection lorsque les colonies ont pu se développer normalement.

Nous désirons aussi mettre le lecteur en garde contre les dires de certains auteurs afiectant de professer qu'on peut faire de bonne apiculture avec n'importe quel outillage. C'est une bien fâcheuse noticn à inculquer à un débutant et

le devoir de ceux qui veulent propager la culture des abeilles est, au contraire, de mettre entre les mains des novices les modèles les plus conformes aux principes généralement admis et les plus propres à leur épargner les fausses manœuvres et les insuccès.

Pour notre usage, nous préférons les ruches verticales, à plancher et à plafond mobiles. , Nous ne saurions recommander les ruches horizontales qui ont bien leurs avantages, mais qui sont d'un maniement trop difficile pour l’hivernement. : :

En résumé, nos méthodes et l'outillage dont nous conseillons l'emploi ne nous sont point propres. Après avoir étudié consciencieusement, nous osons le dire, les procédés de culture des différentes contrées et recueilli les résultats de l'expérience, nous offrons simplement le fruit de nos études en recommandant ce qui nous paraît devoir le mieux réussir.

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