‹ La ruche canadienne [microforme]Chapitre 54 sur 59 · MIEL COMME MÉDICAMENT · texte numérisé non relu

MIEL COMME MÉDICAMENT

Le traitement de la chlorose par Ir ie] est populaire dans le Danemark et le Hanovre. Les jeunes filles pâler des villes sont envoyées dans la Campagne peur prendre de l'exercice et manger du miel. Les Lbo-« résultats de ce traitement ont suggéré à Lehmar- Ja théorie que c'est l'insuffi. sance du sucre hépathique qui cause la chlorose, théorie qui expliquerait l'effet curatif du miel. (Jacoud dans la Revie Internationute),

Ca emploie une pâte faite de miel et de farine pour enduire les furoncles, les meurtrissures, ete., après leur avoir fait prendre un bain tiède d’eau salée de trois heures de durée. Cette pâte empêche le contact de l'air et aide ainsi la guérison.

Des boissons sucrées de mel guérissent le mal de gorge, la toux et elles peuvent ariêter le développement de Ja diphtérie, Un verre de vin ou de cidre, où un bon grog, fortement sucrés de miel, ont été recomr” 1udés par M. Hamet dans l’Apiculteur, comme excellents pour arrêter Ja toux.

Les enfants à la mamelle qui souffrent de Ja constipation peuvent être facilement guéris en leur nouant Gans un petit carré de linge un peu de miel brogé avec du pain, qu'on leur donne à sucer.

L'usage de miel aux repas a guéri les plus mauvais cas d'hémorrhoïdes.

Suivant M. Woiblet, on peut guérir les verrues en se lavant les mains avec de l'eau miellée, Ayant entendu parler de ce moyen, il mit un emplâtre de miel sur la main

d'un enfant qui avait une grosse verrue dan: la paume de !a main et la verrue disparut après que jue: jours de traitement. (Revue Internationule.)

Nous aurions pu nous étendre plus longvement sur l'emploi du miel, mais nous avons junsé qu'il suffirait de renvoyer nos lecteurs au livre de M. Dennler: Le Miel el son Uscige.

MIEL, EN HOISSON

Le mélange d’ean et de miel. après fermentation, a re çu le nom d'hydromel, Cette liqueur était connue dès les temps les plus reculés. Dans les pays du nord, elle rempliçait le vin avant l'invention de la bière. L'hydromel a eu ses détracteurs et ses partisans. S. Beaumier écrivait, en 18 6: “Il énivre plus facilement que le vin ; mais cette boisson est stomacale et cordiale, en ce qu'elle est propre à ranimer les fonctions vitales, en nctélérant les mouements dn sang.”

Les recettes pour faire l'hydromel, ainsi que les nriomates nt on le parfume, varient autant que celles du pain d'épice, Les uns le font bouillir, les autres le font à froid.

Voici la méthode préconisée par M. de Layens,

Utilisation des eaux de lar-ge dans la fabrication de l’hydremel — Aprè: la récolte, on jette dans un baquet les opercules chargés de miel qui cnt été précédemment égouttés sur des tarais ; on y a'oute de l’eau, puis on les mélange bien avec l’eau afin d'en séparer tout le miel. A mesure que la cire des opercules m-nte à la stiface, on en fait avec les mains des boules qui seront utilisées plus tard pour la fabrication de le cire.

On joint ensuite À ces eaux, déjà chargees de miel, celles

provenant du lavage de tous les instruments qui ont servi pendant l'extraction.

On doit utiliser les eaux de iavage À la fabrication de Thydromel le plus tôt possible, car si la température est

élevée, et le liquide trop peu sucré, ln fermentauon pourrait s'ÿ établir rapidement et le rendre acide. Dans le cas où on aurait attendu trop longtemps, ces eaux ne serviront plus à faire l'hydromel, car ce dernier pourrait tourner au vinaigre après la fermentation.

Lorsqu'on possède ainsi des enux miellées, on y fait flotter le glucomètre, Supposons par exemple que l'instrument marque 5°; on devra alors faire dissoudre dans le liquide une suffisante quantité de miel pour y amener le glucomètre à marquer 179. On verse ce liquide dans un tonneau, que l'on ne remplit pas tout à fait à cnuse de la fermentation qui se produit ; il faut y ajouter un mélange de miel et d'eau contenant ln même proportion de miel.

Par une simple règle de trois, on trouve facilement la quantité de miel et d'eau à ajouter aux caux miellées déjà versées dans le tonneau et qui ne le remplissent pas,

Si on a, par exemple, un tonneau de 100 pintes dans lequel on a déjà versé 35 pintes d'euu miellée marquant 17° au g'ucomètre, il reste un vide à remplir de 64 pintes cor on laisse toujours, comme on l'» vu, une pinte de vide environ.

Il est facile de cnleuler la quantité de miel et d'sau à ajouter pour remplir le tonneau.

Si dans 10) pintes «d'eau, il Y a 35 pintes de miel, il cn

faudra :

101 + 64= 22 pintes, 40, I! faut done faire un mélange de 64— 22, 40 = #1, 60 pintes d'eau et dle 22, 40 pintes de miel que l’on devra njonter au tonneau.

Temps nécessaire à la fermentation. — ]h fermentution est plus où moins rapide suivant que ln température est plus on moins élevée. En été on au printemps, on doit placer les tonneaux dehors, an soleil: en hiver, danse nne

cave, un cellier, une cuisine, ete. ; mais jamais dans une pièce où il y a du vinaigre.

Souvent, on fabrique l'hydromel après la récolte du miel afin d'utiliser les eaux chargées de miel provenant :, lavage des operéules ; dans ce cas, In fermentation a lieu lentement pendant l'hiver dans In cave et s'achève pendant l'été au soleil,

Par suite de ln fermentation, le E ide baisse un peu dans le tonneau ; on a conseillé souvent de remplir au fur et

À mesure ce vide par l'addition d'enu miellée ; e

ela n'a aucun avantage.

Lorsqu'on n'entend plus pétiller le liquide, on remplit en une seule fois le vide avec l'hydromel fait, o1 même avec de l'eau ; puis on ferme l'orifice avec la Londe, On n'a plus alors à s'occuper de l'hydromel jusqu'à l'époque où on le mettra en bouteilles, En tout cas, il ne faut pas le transvaser d'un tonneuu dans un autre,

En général, quand lu fermentation est terminée, c'est-n. dire quand la glucomètre marque une division voisine de Qv l'hydromel est encore trouble,

Entre l'époque où l'hydromel a terminé sa fermentation et celle où il devient clair, il peut s'écouler un temps très long, six mois où même plus d'un an; cela depend de Ja nature des miels et d'autres causes encore qu'il n'est pas actuellement possible de déterminer.

Le mieux est d'attendre qu'il s’éclaireisse de lui-même, car il n'acquiert de qualité qu'en vieillissant. En général, l'hydromel s'écluireit plus vite en hiver qu'en été.

Collage de l'hydromelet mise en bouteilles, — Des tonneaux et de leur entretien. — On vient de voir que, lorsque la fermentation est terminée, le meilleur est d'attendre que le trouble disparaisse de lui-même.

Toutefois, si dans certaines circonstances, ce trouble semblait persister indéfiniment, on pourrait tent :r de hâter la clarification par le collage.

On colle l'hydromel avec des blanc d'œuf comme le vin. Après le collage, on devra attendre, avant la mise en bouteilles, que le liquide soit parfaitement clair.

Dans le cas où l’hydromel resterait troub'e après le collage, c'est en général simplement parce qu'on a co'lé trop tôt; si cela se produit, on n'aura qu'à recommancer plus

tard.

La mise en Loutcilleg se fait comme pour le vin ; mais eomme l'hydromel travaille souvent encore, il sera prudent de laisser les bouteilles debout pendant un certain temps Si l'hydromel est encore légèrement sucré, on pourra faire de l'hydromel mousseux; on se servira de bonteilles de champagne, les seules qui résistent à une forte pression, et après avoir consolidé les bouchons à l’aide de fil de fer, on pourra coucher ces bouteilles.

Vinaigre de miel. — On peut faire très facilement avec du miel et de l’ean un excellent vinaigre dont l’origine est certaine, et qu'on devra employer de préférence au liquide parfois frelaté où dangereux que l’on vend dans le commerce sous le nom de vinaigre.

Voici le procédé :

On remplit aux trois qu: ‘ts un tonneau avec un mélange d’eau et de miel contenant 10 p. 100 de miel. On ferme la’ bonde par une tuile ou une pierre qui permet le passage de

l'air, et on place le tout dans un endroit chaud et au soleil. Huit ou dix mois après, le vinaigre est bon À consommer

Il ne faut jamaïs mettre ce tonneau dans une cave ou : se trouve des tonneaux de vin ou d’hydromel, car le ferment

ac étique pourrait s'y communiquer et les faire tourner. Il ne faudra jamais non plus se servir de tonneau ayant contenu le vinaigre pour y mettre de l’hydiomel ou du vin.

On pourrait abréger la fabrication de ce vinaigre en semant dans le tonneau, après la grande fermentation, ce qu'on appelle vuigairement “ une mère du vinaigre ”.

À mesure qu'on soutire le vinaigre du tonneau, on le remplace par de l'hydromel plus ou moins étendu d'eau ou de l'eau miellée dans la proportion de 10 pour 100 de miel.

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