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CHAPITRE V

MERYCISME DES DYSPEPTIQUES

Fréquence du mérycisme dyspeptique. — Quelques différences avec le mérycisme idiopatique. —

Coexistence fréquente avec le pyrosis et la régur-

gitation. — Mérycisme précoce (Symptômatologie, causes, observation de BROWN SÉQUARD). — Mérycisme tardif. — Pronostic.

Les cas de mérycisme dyspeptique qu’on rencontre en clinique sont beaucoup plus nombreux à eux seuls que tous ceux des autres formes réunies. Etant donné l'influence salutaire que peut avoir sur eux un traitement approprié, ils soulèvent toujours un problème diagnostique de la plus haute importance.

D'assez nombreuses différences séparent ce méry-

cisme dyspeptique du mérycisme idiopatique que

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nous avons décrit; en particulier ses aspects cliniques en sont beaucoup plus variés.

Les aliments mérycisés ont souvent un goût désagréable acide, et comme en plus les malades ne sont pas habitués dès l’enfancé à un phénomène qui leur semble répugnant, très fréquemment ils les rejettent au dehors au lieu de les déglutir à nouveau. Il ne faut cependant pas dire que nous avons alors à faire à un vomissement, car tandis que celui-ci est pénible, s'accompagne d'efforts, de nausées, que la totalité des aliments est rejetée brusquement au dehors, au contraire le mérycisme garde ici comme ailleurs, ses caractères essentiels : les bols alimentaires sont ramenés dans la bouche doucement, sans efforts, sans nausées, par petites portions.

Quelquefois la rumination peut être le seul symptôme clinique d’une dyspepsie larvée. C’est dire qu’il ne faut jamais porter sans um examen approfondi le diagnostic de mérycisme idiopathique. Le fait est d’ailleurs rare, et le plus souvent il fait partie d’un ensemble de symptômes plus ou moins complets traduisant la dyspepsie originelle, Ces symptômes sont souvent d'ordre banal, mais ce peut être parfois du pyrosis où des régurgitations dont le mécanisme a de grandes analogies avec le sien.

Le pyrosis est l'ascension d’une petite quantité de liquide qui s'arrête dans l'œsophage et y provoque une sensation de brûlure. Le liquide ne remonte pas jusque dans le pharynx ni la bouche ou n’y arrive qu'en très petite quantité. Dans la régurgitation, la

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