LS TO
ment variables. Il va sans dire que c’est surtout dans les cas où la douleur est très discrète ou même absente, et dans lesquels le mérycisme est à peu près le seul symptôme clinique qu'il convient de mettre en œuvre raidio, tubage à jeun et après repas d'épreuve, etc... pour faire exactement le diagnostic de la cause.
Ce peut être un ulcus juxta-cardiaque ou bien une gastrite supérieure soit banale, soit toxique, soit surtout alcoolique.
Il faut opposer la rareté des observations d’ulcus juxta-cardiaque à la fréquence de la gastrite alcoolique. Sans doute cette dernière se rencontre-elle dans la pathologie courante de l'estomac plus habituellement que l’ulcère; mais ici la différence est beaucoup plus marquée. Peut-être un ulcère perturbe-t-il trop la mécanique stomacale pour que puisse se réaliser la succession des phénomènes en somme compliquée que constitue le mérycisme: peut-être aussi l’alcoolisme chronique produit-il à côté de la lésion stomacale des modifications du système nerveux qui favorisent la rumination. ;
Assez exceptionnellement il faut rechercher l’origine du syndrome dans une excitation réflexe qui serait jresque toujours d’origine vésiculaire, et qui dans une observation qui nous a été donnée par le Docteur DuBoix, doit être rapportée à une origine appendiculaire, puisque la malade qui mérycisait ses repas aussitôt avalés, a vu disparaître tous ses symptômes à la suite d’une appendicectomie faite sur la
seule constatation d’une douleur sourde dans la fosse
ANÇES RES
iliaque droite, douleur qui datait de plusieurs années et qui avait succédé à un épisode aigu extrêmement bénin.
C'est dans ces cas de dyspepsie précoce qu'il faut ranger l'observation de Brown SÉquarp. Le célèbre physiologiste cherchait à déterminer la durée du séjour que devaient faire dans l'estomac les divers aliments pour y être digérés, Dans ce but il reproduisait sur lui-même les expériences classiques de RÉAU- MUR et SPALANZANI. Il avalait une petite éponge au milieu de laquelle il avait mis la substance à examiner. Il ramenait le tout avec une ficelle quand il le désirait. Les expériences allèrent bien pendant quelque temps, mais à la longue l'estomac se révolta et rejeta l’éponge sitôt avalée, non pas sur le mode violent du vomissement, mais à la façon lente et douce du mérycisme. BROWN SÉQUARD dut cesser ses études sur lui-même. Les accidents ne disparurent cependant aucunement et, dès après le repas, les aliments revenaient dans la bouche, tandis qu'une douleur assez vive au creux de l'estomac accompagnait le phénomène. Le traitement et une volonté opiniâtre de guérir vinrent à bout de ce mérycisme en quelque sorte expérimental.
On.en est réduit aux hypothèses pour expliquer ce qui s’est passé.
On peut cependant conjecturer avec assez de vraisemblance que le fait d’avaler et de ramener pendant plusieurs semaines une éponge et une ficelle avait dû
produire dans la région supérieure de l'estomac, juxta