LUI
3° Fille de 8 ans, rumine un peu moins que ses sœurs. À
4° Fille de 4 ans, commeuce à ruminer, elle crache parfois les aliments qui ont remonté dans sa bouche; quand il s’agit de viande elle est heureuse de la déglutir à nouveau.
5° Garçon de 2 ans et demi; il commence à ruminer, surtout quand il s’agit de viande; il la crache parfois.
6° Enfant de trois mois nourri au sein ; n’a pas ancore ruminé, mais rien ne peut assurer qu’il ne ruminera pas un jour. Tous ces enfants sont des arriérés.
Les auteurs ont beaucoup discuté sur l’interprétation qu’il convenait de donner à ces cas de rumination familiale.
Dans un certain nombre de faits, tels l'observation de TURMEL où le frère et la sœur ruminent tous les deux depuis longtemps sans que chacun d’eux se doute que l’autre présente la même particularité, tel encore le cas de KŒRNER où un fils séparé de son père et ne le connaissant pas, rumine tout comme lui, il faut bien admettre que l’hérédité en elle-même Joue son rôle sans qu'on puisse naturellement le préciser.
D'autres faits, au contraire, doivent être inter: prétés comme étant dus à l’esprit d'imitation. Il est notoire que chez les dégénérés cet esprit est parfois poussé à un degré extraordinaire. C'est pourquoi ce mode de transmission est si souvent noté dans le
mémoire de BOURNEVILLE et SEGLAS et doit, en dehors
de l’hérédité, jouer son rôle dans la rumination de plusieurs personnes de la même famille, Cependant il est bien évident que dans la plupart des cas les rôles respectifs de l’hérédité et de l’imitation se superposent sans qu’on puisse déceler quelle importance il est possible d’attribuer à chacun d’eux.
Citons, en dehors du mérycisme familial, des cas d'imitation vraiment remarquables. PERINETTI, SEN- NERT racontent des faits de contagion de l’animal à l'homme, puis d'homme à homme. Le berger de SEN- NERT vit avec ses bestiaux, il commence à ruminer comme eux, puis communique son mérycisme à Sa femme. KERNER donne l'observation d'une gouver nante hystérique et mérycole qui entre dans une famille où personne ne rumine pour s'occuper de deux enfants idébiles. Bientôt ses deux élèves l’imitent et ruminent à leur tour. On chasse la gouvernante, on punit les enfants et le mérycisme disparaît pour jamais de cette famille.
Quelquefois, la lésion du système nerveux est la seule qui puisse être trouvé chez le mérycole. L’examen le plus complet me décèle aucun trouble quel qu'il soit, et l’on ne voit pas pourquoi s'est produit le mérycisme plutôt qu’une autre manifestation névro-
pathique.
Le point d'appel échappe en ce cas. Dans d’autres,