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au contraire, une altération digestive vient attirer l'attention.
Nous avons dit que très souvent l’idiot commençait par être aérophage ; ce n’est que lorsqu'il a ramené les aliments dans sa bouche, au cours d'une éructation (mérycisme accidentel des individus sains, $ plus haut), que le système nerveux perverti fixe en quelque sorte ce trouble digestif et l’entretient.
L’aérophagie ne résume pourtant pas tous les modes de début du mérycisme, la dyspepsie y est relativement fréquente et est en rapport presque toujours avec une très grande voracité, une mastication insuffisante et de mauvaises dents. Il est des faits certains dans lesquels cette dyspepsie et cette voracité ont été les faits primitifs et ont précédé la rumination.
Il en est d’autres par ailleurs où les individus sont dyspeptiques depuis peu de temps, tandis qu'ils sont mérycoles depuis de longues années. Il se peut qu'ii n'y ait dans ce cas qu’une simple coïncidence, et qu'entre la rumination et le trouble digestif il n’y ait ici aucun rapport, cependant quelques observations de mérycisme chez des adultes sains d'esprit signalent que pressés de terminer un repas rapidement, ces sujets n’y mettent aucune opposition, sachant bien qu'ils pourront mâcher à loisir les aliments avalés en morceaux non triturés. On peut, peut-être, étendre la même pensée à des individus arriérés ou idiots qui peuvent voir dans leur mérycisme la possibilité d’avaler dans le même temps que leurs voisins une quan-
tité bien plus grande d'aliments, d’où leur voracité et