‹ La Rumination chez l'HommeChapitre 25 sur 49 · LEGER · texte numérisé non relu

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la dyspepsie, qui ne serait alors qu’une résultante directe de la rumination. Ces sujets retirent toujours. d'autre part, un grand plaisir de leur mérycisme, et pour eux manger beaucoup est une manière de prolonger ce plaisir plus longtemps. « Les idiots mérycoles, disent BoURNEVILLE et SEGLAS, montrent bien nettement la joie qu’ils éprouvent; ils offrent tous les signes d’une vive jouissance, ils se frottent le ventre ils s’agitent, leurs yeux brillent, et comme s'ils craïignaient qu'on ne les veuille arracher à leur passion, ils s’arrêtent dès qu’on les approche, dès qu'on les regarde. »

D'ailleurs, dyspepsie secondaire ou dyspepsie primitive, la distinction n’a que peu d'importance, car la question du terrain est ici prépondérante et en quelque sorte exclusive. Que l’on s'attaque à la dyspepsie ou à l’aérophagie, si l’on guérit ces affections il n’en reste pas moins que l'influence du système nerveux perverti est idirigé du côté du tube digestif, que cette influence est prédominante et que le mérycisme ne disparaît pas pour autant.

Il faut, chez tous les névropathes, expliquer le mérycisnre comme une habitude vicieuse comparable à l’onychophagie, à la masturbation ; c'est une sorte de perversion sensitivo-intellectuelle (NATrAN-LaRr- RIER). Si quelquefois on peut trouver une cause, dyspepsie, aérophagie, en réalité cette cause n’a fait en quelque sorte que mettre « la machine en branle » et la traiter pour guérir le mérycisme est souvent illusoire. Celui-ci ne disparaît que lorsque s’améliore

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