ETUDE DU MECANISME DE LA RUMINATION LE POLYGRAPHE DE MAREY — LA KADIO
Etude du mécanisme par LEMOINE et LiNossier à l’aide du polygraphe de MaREY : conclusions analogues à celles de CHAUVEAU et TOUSSAIN pour la rumina-
tion animale. — La Radio montre qu'il existe en réalité deux mécanismes différents. — Commentaires.
Le mécanisme intime du mérycisme a été étudié tout d’abord par LEMOIxE et LiNossier à l’aide du Polygraphe de MarEy, et dans ces dernières années par différents auteurs à l’aide de la radioscopie.
Les études à l’aide du Polygraphe ont fait assi miler le mécanisme de la rumination chez l’homme à celui de la rumination animale décrit de la façon suivante par CHAUVEAU et TOUSSAINT :
« Les aliments bien délayés sont appelés du côt:
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de l’œsophage par la raréfaction de l’air dans là cage thoracique, raréfaction causée par l’occlusion de la glotte et une contraction très brusque du dia. phragme. Lorsqu'il y a un boi suffisant dans l’œsophage, le pilier droit du diaphragme (se contracte, les mouvements antipéristaltiques de l’œsophage amènent le bol alimentaire dans la bouche. »
LEMOINE et LINOSSIER ont retrouvé chez l'homme la
succession exacte des mêmes phénomènes
« Dans une première période, le diaphragme s'abaisse brusquement et la glotte se ferme. Il en résulte trois choses : 1° Dans la cavité thoracique se produit un vide relatif sous l’influence duquel l’air extérieur vient distendre l’œsophage.
« 2° L'extrémité de l’œsophage est aitirée en bas et il se trouve avec le pharynx transformé en un tube droit, rigide et distendu par l’air.
« Dans une deuxième période entrent simultanément en jeu deux groupes de muscles
« 1° Les muscles inspirateurs se contractent et dilatent fortement le thorax, le diaphragme restant abaissé. Il en résulte, la glotte restant toujours fermée, une augmentation du vide intrathoracique.
« 2° Les muscles abdominaux accentuent Ia compression de l’estomac. Sous la double influence de cette compression et de l’appel de l'air fait dans l'œsophage par le vide intrathor:cique, le bol alimentaire est lancé brusquement vers la bouche à travers l’œsophage transformé en tube rigide. »
(LEMOINE et LINOSSIER).
Ainsi donc l’analogie serait compiète entre la rumination animale et la rumination humaine, Il semble bien, en effet, que cela soit exact pour un grand nombre de cas, mais non pour la totalité.
LEMOINE et LiNossiER ne donnent que ce mécanisme, mais il faut déjà retenir contre lui que le Professeur BLANCHART dit n'avoir jamais remarqué la moindre contraction de ses muscles abdominaux, que BouRNEVILLE et SEGLAS n’ont jamais pu observer cliniquement cette inspiration initiale qui se manifesterait par la dilatation du thorax et l’abaissement du diaphragme. °-
La radio, d’autre part, paraît bien avoir montré qu’il existe au moins un mécanisme différent de celui qu'ont décrit les auteurs précités. Cela n’a rien d’étônnant si l’on songe à la très grande variété d’aspects qu'offrent les cas ide mérycisme et à leurs causes diverses.