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ue ct plus avancée que la nôtre. Malgré les divertés climatériques, malgré les différences du sol, aleré Îles divergences même des races Îatines ct aves, des populations rurales des deux pays, ivcrgences que l’on ne peut ignorer quand il s'agit 2 graves questions économiques et pour ainsi dire tales, les lois de la production végétale sont les êmes partout, sous tous les cieux, et les connaisinces acquises sous ce rapport dans un pays, par 1 peuple, peuvent tout aussi bien servir les intérèts un autre, et vice versa. Si, de ce côté, la France ut nous donner plus que ce que nous pouvons lui Frir, 1lse peut que nos tàätonnements agricoles, que tre expérience encore si jeune puisse de son côté 1 servir à quelque chose et lui ouvrir quelquefois >s points de vue et des aperçus nouveaux. Plus le maine que la science explore est vaste et varié, us elle a de chance d'avancement et de progrès. Si 2puis longtemps il a été dit qu'il n’y a plus de yrénées en politique, la science a toujours été une . indivisible entre les nations, et les progrès, alisés par l’une d'elles, servent et serviront de ut temps aux besoins et aux intérêts de l'humanité itière, sans distinction de race, ni de pays. Si mes (ttres reçoivent un bon accueil au milieu du public lançais, si la voix d'un agriculteur russe trouve he répercussion sympathique au sein des agriculturs français, j'en profiterai peut-être plus qu'eux, ar c’est le plus riche qui doit donner davantage,
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, mais, donnant-donnant, je tâcherai demoncôtédeleur être bon à quelque chose... Même en supposant que . de cet échange c’est nous qui profitions davantage, .voudra-t-on y regarder d'aussi près, après tout ? * Pourvu que le désir d’un échange mutuel y soit, que l’on y mette de la bonne volonté de part et d’autre, je me risque, à mes dépens bien entendu, si je . ne réussis pas et si je ne recueille que de l’indifférence. | | Et maintenant la suite de ma présentation aux lecteurs en qualité de propriétaire foncier. Elle est nécessaire pour que l’on sache à qui l’on a affaire, et aussi pour la Compréhension de ce qui va suivre. Je ne veux pas d'un début anonyme, et, d’un autre côté, il est nécessaire que l’on voie dans quelle catégorie d'agriculteurs on doit me classer. Je ne travaille pas à la terre de mes propres mains, et si j'ai dit que je plante des choux, ce n’est qu'au figuré, quoique mon potager, où les choux figurent en . première ligne, occupe plusieurs hectares de terrain ; ‘je le donne en grande partie en fermage aux maraichers de la petite ville voisine. Je possède deux propriétés de près de 1500 hectares chacune, l’une dans le gouvernement de Woronège, au sud-est de la Russie, qui fut dès le xvin® siècle le patrimoine de ma famille, et l’autre dans le gouver- . nement de Riazan, à peu près au centre de l'Empire, à 300 kilomètres de Moscou ; cette derniere, je l'ai
acquise il y a trois ans, et c’est de là que j'écris ces