‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 115 sur 140 · TAURE · texte numérisé non relu

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. est venue le frapper à la fleur de l’âge en pleine activité ; il ne sera certes pas facile de le remplacer, d'autant plus qu'il connaissait à fond les conditions locales et avait acquis une grande expérience durant son séjour assez prolongé sur le littoral.

La plupart des belles villas récemment bâties dans les environs de Sotchi sont entourées de jardins, mais je dois mentionner tout spécialement le superbe parc de M. Khoudiakoff, qui contient Îles espèces les plus variées de palmiers, de bananiers, de cactus, d’eucalyptus et. de conifères. Le propriétaire, un riche amateur, en a fait venir de très loin

. de superbes exemplaires, sans regarder à la dépense.

A mesure que l’on avance de Sotchi vers le Midi, la végétation acquiert un caractère de plus en plus méridional. On rencontre dans Îes bois des lauriers sauvages, plus loin encore des rhododendrons. Les forêts des alentours de Gagry renfermentdesoliviers sauvages, importés jadis, à ce que l’on prétend, par les Génois qui avaient ici leurs colonies. Les forèts de pins descendent jusque vers le bord de la mer ; ici ce sont deux espèces propres à cette partie du Caucase qui prédomirient, le Pinus halopensis et le Pinus insignis, joint au Buxus sempervirens, qui atteint quelquefois 70 pieds de hauteur et 2 pieds et demi de diamètre: plus le tronc de l'arbre est gros, plus il a de valeur sur le marché ; cet arbre croît avec une lenteur extraordinaire, mais est en revanche très vivace : on en trouve des exemplaires

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qui n’ont pas moins de six cents à sept cents ans d'âge.

Un endroit bien digne de visite pour les horticulteurs ct les arboriculteurs est Île couvent nommé le Nouvel Athos, au bord de la mer, à une vingtaine de kilomètres de Soukhoum. Ici l’on trouve un véritable jardin botanique, dirigé par le père Tibère, qui en fait les honneurs à tous les visiteurs. Il serait trop long d’énumérer toutes les richesses et les curiosités que l’on peut y admirer, — entre autres

-des travaux hydrologiques d’une grande hardiesse, tels qu'une digue barrant un torrent dont l’eau est conduite aux turbines activant un moulin et des dynamos qui servent à l'éclairage de tout Ie monastère ; — je me bornerai à citer les plantations de citronniers et d’oliviers qui occupent une étendue de plusieurs hectares. Ce ne sont plus des essais, mais une culture en grand et très lucrative pour le couvent. Outre ces deux espèces, on cultive des orangers, des mandariniers, des grenadiers, des kakis japonais, des néfliers, des cédratiers, des bigaradiers, des coings et bien d’autres arbres fruitiers et d’ornement. Le couvent possède un petit vignoble avec des plants de vigne d'espèces locales et surtout de l’Zsabella, qui est l'espèce la plus répandue dans toute la partie méridionale de littoral ; on en fait “un vin d’une qualité médiocre et qui ne sert qu'à la consommation locale ; en revanche, l’Zsabella est très estimé sur le marché aux fruits, comme raisin

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“ de table. Dans les localités du Caucase infestées par le phylloxéra, on prétend que l'Zsabella lui résiste presque aussi bien que les cépages américains, mais je ne crois pas Île fait suflisamment prouvé.

Outre la pêche maritime, qui donne aux «moines auxquels le règlement monacal défend lusage de la viande, du poisson en abondance, le couvent a installé des étangs destinés à la pisciculture ; un des résultats curieux que l’on y a obtenus, c'est la transplantation dans l’eau douce des céphales ou cabots ; ce poisson de mer non seulement y prospère, mais s’y reproduit même, à ce que l'on assure.

. Enavançant toujours vers le midi, à quelques kilomètres du Nouvel Athos, on rencontre un grand établissement d’horticulture, à M. Beklemischeff. Là on cultive un grand nombre de plantes, rosiers, palmiers, et surtout des plantes à oignon, expédiées pour Îa vente dans les magasins de M. Beklemischeff, à Saint-Pétersbourg. On y trouve encore une petite fabrique pour la préparatioh d’essences et d'huiles aromatiques, entre autres avec des feuilles d’eucalyptus. Les troncs d’eucalyptus, que lon abat à l’âge de douze à quinze ans, servent à faire des traverses de chemin de fer, d'une durée extraordinaire, grâce à leur richesse en matières résineuses.

Enfin on arrive à Soukhoum, belle ville au bord de la mer, dont les jardins, tant dans la ville même que dans ses alentours, présentent le plus grand intérêt à visiter pour tout botaniste et horticulteur.

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Au-dessus de la ville et du port, les dominant ct offrant un point de vue splendide, se trouve Île jardin botanique, créé dans les années quarante du siècle passé par l'ancien vice-roi du Caucase, le

prince Vorontzoff, et où le Ministère a établi en

1894 une station d'essai, analogue à celle de Sotchi, mais plus importante. Un champ d'expériences, situé aux portes de la ville, s'y rattache ct a pour objet des essais agricoles dont la station de Sotchi ne peut s'occuper, à raison de son territoire et de

‘de son budget plus restreints. Cette station est diri-

gée par M. Markowitch, qui est en même temps rédacteur en chef d'un .journal d'agriculture et d'horticulture, publié par la Société d'agriculture à

Soukhoum. Une pépinière est adjointe à la station,

de même qu'à Sotchi. Il m'est impossible d'énumérer toutes les curiosités et les raretés du règne végétal que le visiteur peut admirer dans le jardin botanique de Soukhoum. Malheureusement, ce jardin a été dévasté par les Turcs, lors de leur descente à Soukhoum pendant notre dernière guerre d'Orient,

et ses plantations sont relativement jeunes, la plupart

des vieux arbres ayant été abattus par les Turcs ct les Abhases qui se sont emparés de la ville et l'ont ravagée de fond en comble, ce dont on peut juger encore aujourd'hui par les ruines disséminées des. maisons non encore rebâties depuis. Néanmoins, deux arbres, et peut-être les plus intéressants du jardin, ont échappé à la fureur des assaillants, soit qu'ils

‘ ne les aient pas remarqués, soit qu'ils ne leur aient .pas attaché d'importance; ce sont deux arbres à thé, jadis petits arbustes, aujourd'hui arbres d’une grande taille, les plus beaux spécimens de leur espèce. Parmi les essais de culture dont s'occupe la station, je citerai une plantation de bambous des ‘espèces les plus variées et qui réussissent à merveille, quoique la région Îa plus propice aux bambous se trouve plus loin, aux environs de Batoum. " Outre le jardin botanique appartenant à l'Etat et - entretenu aux frais de l’ancien Ministère de l'agriculture, je dois citer le superbe jardin du professeur Ostroumoff, dans la ville même; en Île visitant, on se croirait dans les tropiques, au milieu des palmiers et des bananiers qui en font le principal ornement. Aux environs de la ville, le jardin de la villa Sinope appartenant au Grand-duc Alexandre Mikhaïlowitch, avec un établissement pépiniériste de plantes d'ornement, est le plus vaste et le plus important de toute la région. Les jardins de M. Smitzky, un grand amateur, possèdent une collection de palmiers et de cactus d'espèces et de provenances diverses ; enfin un jardin tout aussi curieux a été planté par M. Tatarinoff, ancien directeur de la station et du jardin botanique de Soukhoum, et “appartient aujourd'hui à un autre proprictaire. Non loin de Soukhoum, se trouve l'établissement d’horticulture de M. Noeff, un des plus grands marchands de fleurs de Moscou. Ceci est une entre-

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prise purement commerciale, mais qui présente néanmoins le plus grand intérêt. Sans parler de Ja production de palmiers, qui se fait sur une large échelle pour la vente, ce qu'il y a de plus important et de plus curieux, c'est la production sur une échelle encore bien plus vaste des fleurs à oignons, des jacinthes, des tulipes, des cyclamens, des lys et d'autres plantes du même genre. Les oignons de ces fleurs sont expédiés, par centaines de mille exemplaires, dans les magasins de M. Nocff, à Moscou ; mais on en exporte en grand nombre à létranger, et même en Hollande, la vraie patrie des fleurs à oignons. La culture de ces plantes à Soukhoum a cet avantage, que les oignons sont prêts pour la vente une année avant ceux d'autre provenance et commencent à fleurir un mois, ou même six semaines avant les autres, donnant des fleurs d'une rare beauté et admirablement fournies. La culture des plantes à oignons occupe une superficie . de plusieurs hectares et tend toujours à s'agrandir, vu les belles conditions qu'elle y trouve. L'établissement horticole de M. Noeff compte déjà une quinzaines d'années d'existence ; mais la mort prématu- ‘rée de son fondateur laisse des doutes sur son avenir, à moins que ses successeurs ne soient tout aussi entendus et énergiques que lui.

J'arrive au terme de mon parcours, Batoum ct ses environs. J'ai déjà dit qu'ici le climat était encore bien plus humide que sur le reste du litto-

ral. On ne compte à Batoum pas moins de 2 360 millimètres en moyenne de pluie dans l’année; contrairement à Sotchi, ce sont les mois de juillet, août et septembre qui sont les plus pluvieux, quoique les pluies estivales aient également le caractère d’averses, car on en voit qui ne donnent pas moins de

120 et même 186 millimètres en un seul jour. La température moyenne de l’année est supérieure à celle de Sotchi, 14°,7, tout comme celle de l'hiver, He, de l'été, 22°,5,.êt de l'automne, 16°,5; mais la température du printemps est un peu plus basse, 119,5 contre 12°,1 à Sotchi. La température ne descend point au-dessous de — 2 à — 4 degrés, etencore bien rarement. L'humidité relative de l'air atteignant 80 degrés en été, c'est une vraie serre chaude naturelle, aussi toutes les cultures des régions subtropicales peuvent y réussir; mais c'est surtout au Japon et aux régions méridionales de la Chine que les cultivateurs de Batoum ont emprunté le plus grand nombre des représentants de leur flore.

-Le point le plus intéressant à étudier 1c1 est l'établissement d’acclimatation et Îa pépinière de Tchakwa, domaine appartenant à la famille impériale. La culture des bambous se fait à Tchakwa sur une large échelle et on en voit des exemplaires gigantesques. Une autre culture importante est celle de la ramie (Boehmeria utilis), plante qui sert, comme l'on sait, à la fabrication de tissus d’une grande valeur ; c’est un Français, M. Mauchand, qui

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a entrepris d'introduire, au moyen d'appareils spéciaux, la fabrication des fils de ramie dans plusieurs

Jocalités du Caucase. Mais c'est surtout la culture

du thé qui mérite le plus notre attention, d'autant plus qu'il ne s’agit point ici d'essais ni d'expériences, mais de toute une branche d'industrie, solidement établie et ayant fait ses preuves.

Sauf les deux arbres à thé du jardin botanique de Soukhoum, les premiers essais de la culture du thé sur le littoral ont été entrepris par le colonel Vedenski, près de cette même ville, mais n’ont point donné de résultats pratiques, car ce n'est pas encore

‘à la vraie région propice à cette culture. Aussi, ce

n'est pas lui, mais un propriétaire des environs de Batoum, aujourd'hui défunt, M. Solowtzoff, qui doit être considéré comme son véritable fondateur. Et encore ce n'étaient que des essais de culture, parfaitement réussis du reste, plutôt qu'une industrie véritable, celle-ci n'ayant pris naissance que plus tard, grâce à l'initiative éclairée tant de la direction des Apanages (domaines dela famille impériale) que de M. Popoff, grand marchand de thé à Moscou, ayant ses propres plantations en Chine, où il en a pratiquement étudié la culture et la fabrication. L'ancien directeur des Domaines, le prince Wiazemsky, aujourd'hui mon collègue au Conseil de l'Empire, a envoyé une expédition spéciale en Chine, au Japon et à l’île de Ceylan, pour y étudier cette branche d'industrie et en introduire Îles procc-

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dés à Tchakwa. Quant à M. Popoff, il a fait venir à Batoum toute une équipe d'ouvriers chinois, un contremaitre en tête, ct 1l les a gardés chez lui tant que les ouvriers indigènes n’eurent pas acquis Îles “connaissances nécessaires pour pouvoir s'en passer. Aujourd'hui les plantations de thé occupent *215 hectares à Tchakwa, dont 100 en plein rapport, “et plus de 100 hectares dans Îles domaines de -M. Popolf; un grand nombre de propriétaires voi- ‘sins ont également entrepris la culture du thé sur Jeurs terres et font la cueillette des feuilles qu'ils livrent aux fabriques de Tchakwa et de M. Popoff, la fabrication du thé se faisant ici non à la main, . comme en Chine, à cause du manque de bras, mais dans de véritables fabriques, à l’aide d'appareils très compliqués et très coûteux. Tous ces appareils sont d’origine anglaise, et la fabrication se fait d’après les procédés usités à l’île de Ceylan. On ne plante pas moins de 6 500 arbustes à l'hectare. La cueillette se fait à quatre reprises, à commencer par le mois d'avril, avec des intervalles d'un mois environ entre chique opération. On cucille la partie supéricurede la plante (la flèche), que l'on porte ensuite à la fabrique, où la masse verte, après avoir été d'abord essorée, est placée dans des cylindres rotatifs, où les feuilles se tordent et se recroquevillent; ensuite, on les laisse fermenter pendant trois à quatre heures, et enfin on les fait torréfier légèrement sur des grilles en fer; la masse ainsi préparée est

émicttée à la machine et tamisée avant d'être empaquetée. À Tchakwa on prépare cinq espèces de thé,

que l’on met en vente au prix de 4 francs, 7 fr. 80, “ro fr. 40, 13 francs et 15 fr. 6o le kilogramme. Pour

juger de l'importance de la culture et de la fabrica-

tion du thé russe, je n'ai qu'à dire qu'a Tchakwa

seulement on en met actuellement en vente plus de 40000 kilogrammes; la production totale de thé dans la région de Batoum atteint aujourd'hui près de 100000 kilogrammes.

On voit, d’après tout ce qui précède, que si nos provinces du Centre et du Midi sont considérées comme le grenier à blé de la Russie, le pays de la production agricole par excellence, si les provinces du Nord et du Nord-Ouest se prêtent surtout à l'élevage du bétail, grâce à leurs prairies naturelles à herbage abondant, et si le Sud-Ouest est le domaine de l’industrie sucrière, qui exerce une influence marquée sur l’agricultüre, plus avancée ici que par-

tout ailleurs, si la Crimée, la Bessarabie et fa

Transcaucasie, dont je n’ai pu m'occuper dans ces études, sont des pays de vignobles et de culture fruitière par excellence, le littoral caucasien de la mer Noire est, dans sa partie septentrionale, tout aussi propice à la culture de la vigne, tandis que sa partie méridionale est faite pour les cultures les plus diverses et les plus rémunératrices. C'est une contrée où les beautés de la nature sont jointes au climat Île plus avantageux, où la chaleur du soleil et l'humidité

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de l'air, les agents principaux de la végétation, donnent à celle-ci une vigueur phénoménale, et où "les progrès déjà réalisés dans les diverses branches ».de l’arboriculture én promettent bien d’autres pour l'avenir.

:°, Enterminant, je ne puis qu’inviter tous ceux qui - ‘ s'intéressent aux cultures méridionales, ainsi que .:’ tous les amateurs des beautés de la nature si riché et si variée ici, à commencer par les forèts vierges des flancs de la chaîne caucasienne, dont les sommets “neigeux se mirent dans les ondes bleues de la mer, ‘et.à finir par les vallées florissantes et les jardins luxueux de Sotchi, de Gagry, de Soukhoum cet de Batoum, à venir visiter ce pays encore si nouveau, :si-peu connu,. si digne d'attention sous tous les . rapports. À moins d'aller bien loin en Asie, dans - l'Amérique du Sud ou en Afrique, il est impossible “de trouver un autre pays où le dernier mot de la civilisation et du confort, comme dans la belle installation de Gagry, — de la science dans les stations d'essai de Soukhoum et Sotchi, — touche de si près à des localités encore absolument sauvages, à peine praticables, mais qui peuvent être néanmoins le but des excursions les. plus intéressantes pour ceux que des expéditions de ce genre, si pleines d'imprévu et de couleur locale, n’effrayeraient pas. ‘Je n'ai pu dans ma description, inévitablement brève et incomplète, m’attarder à tout ce que le pays présente de pittoresque, par ses ruines, .que l'on fait

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remonter aux premiers siècles de notre ère, ses dolmens, bien plus anciens encore, ct d'original par les peuplades à demi sauvages qui l’habitent, les aouls des Tcherkesses, dont un certain nombre se sont refusés à émigrer, les Abhases, les Mingréliens, | Jes Imérétines, les Arméniens, etc. Il ne faut pas oublier que l'Occident et l'Orient se donnent ici la main; c’est par le littoral caucasien de la mer Noire qu'aux temps jadis les Argonautes sont allés à la recherche de la toison d'or dans la Colchide, sur Îles bords fleuris du fleuve Rion. Si les rivières de la côte ne charient plus d’or aujourd’hui, ceux qui voudront apporter leur activité dans le pays trouveront bien à en gagner par leur savoir et leur travail.

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Récapitulations. — La crise agraire. — Agitation des révolution- . naïres. — Echec des collectivistes. — Causes réelles de la misère .. des classes rurales. — Influence désastreuse du système de pro-

k .""priété collective. — La tyrannie du Mir. — Les revendications des ‘, paysans : terre et liberté. — Réformes nécessaires pour combattre la crise.

” Je suis arrivé au terme de mes études. Quoique longues, elles ont été forcément incomplètes, car le . sujet que J'ai voulu traiter est trop vaste, les conditions auxquelles nous avons affaire en Russie présentent trop de particularités, inconnues et peut-être même peu intéressantes pour un lecteur étranger. Ainsi, je me suis arrêté longuement sur le caractère et les modes de culture de notre tchernozème, qui n’a point son pareil en France, mais dont l'étude et la connaissance ont un grand intérêt pour nous, car c'est à'lui principalement que nos agriculteurs doivent et leurs richesses, et leurs déboires. En revanche, j'ai dû glisser sur les conditions agricoles du : Nord et du Sud-Ouest, qui se rapprochent davan- ! tage de celles des pays étrangers limitrophes, et où notre agriculture a aussi réalisé le plus de progrès,

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