‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 122 sur 140 · QUI PHARE · texte numérisé non relu

QUI PHARE

| l 4 smart A 110%

AV 11pleup ’ è +

RÉCA PITULATIONS 317

de tout crédit, ou bien ne leur permet d'emprunter

de l'argent qu'à des taux exorbitants et absolument

ruineux, ce qui rend leur misère encore plus durc. . Il est incontestable qu’il y aurait beaucoup à faire

. pour améliorer leur situation sous ce rapport,

: comme aussi sous bien d’autres, à commencer par la

revision du système des impôts, qui devrait être éta-

“bli sur des bases plus équitables qu'aujourd'hui,

: sans reculer même devant l'impôt sur le revenu.

Quant à l'autre revendication des paysans, tout aussi impérieuse que la première, celle de la terre, qu'ils véulent obtenir à tout prix, où plutôt sans prix”aucun et à titre gratuit, quitte à spolier les

‘droits de propriété des autres classes, auxquelles les

meneurs socialistes ne reconnaissent même pas le droit à l'indemnisation, la question devient beaucoup plus complexe. J'ai démontré, dans mes études précédentes, que ce n’est pas tant le peu d'étendue des terrains appartenant aux paysans, qui est la cause pré-

dominante de leur misère. Un paysan français, alle-

mand, italien ou belge se considérerait sinon comme

‘riche, au moins aisé en possédant un lopin de terre

sur lequel le paysan russe ne sait se tirer d'affaire et risque même de mourir de faim, si l'Etat ne lui venait en aide dans les années de mauvaises récoltes et de détresse, de plus en plus fréquentes. En réalité, cela ne tient généralement ni au manque de terre, ni au manque d'ouvrage, car j'ai indiqué que l'offre de la main-d'œuvre était généralement au-dessous

Page 1