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l'acquisition des terres-par les paysans, à l’aide de [a Banque de l’État spécialement instituée dans ce but, mais dont il faut activer le fonctionnement ; l'Etat doit mettre à la disposition des paysans te terres qui lui appar tiennent dans certaines provinces ; enfin il est indispensable de faciliter lémigration des paysans des lieux où la population est trop dense, vers les vastes territoires encore à demi-déserts de la Sibérie et du Turkestan, ce qui servirait en même . temps à les rendre productifs et aurait en plus üne grande importance sous le rapport politique. Quoique ces mesures ne présentent rien de nouveau, car tout cela se fait déjà, il est nécessaire de mener ces entreprises avec plus d'énergie et de méthode que + par le passé.
Mais ce que je place au-dessus des mesures susdites, c’est l'assimilation de la classe des paysans aux autres classes de la population, labrogation de toutes les lois spéciales et exclusives qui les régissent aujourd'hui, leur affranchissement de la tyrannie du Mir, et surtout, la reconnaissance de leurs droits civils, le droit à la propriété individuelle de la terre en première ligne. Je ne réclame même point que le principe de la propriété communale soit abrogé de par la loi, tant que les paysans y tiennent eux-mêmes dans certaines localités, mais je considère comme une nécessité absolue l’abrogation de toutes les lois, de tous les règlements qui la maintiennent artificiellement, afin de faciliter l'évo-
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lution naturelle de la propriété communale en pro- - priété individuelle, tout comme cette évolution s’est faite, depuis plusieurs siècles déja, dans les autres pays de l’Europe, le progrès agricole ne pouvant se . réaliser, la richesse nationale se développer qu'à cette condition, tandis que les théories socialistes de la nationalisation du sol ne nous promettent que . Ja ruine et un effondremènt général de tout ce qui fait le bien-être et la force des nations. |
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