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passant par des terrains des particuliers qui leur en défendent l'accès ; ici c'est une servitude égale qu'il faudrait instituer.
Enfin, je reconnais la nécessité de régulariser dans certains cas, les rapports entre les propriétaires et les paysans qui de longue date tiennent leurs terres en fermage, et sont absolument à feur
. merci. Ici l'on pourrait s'inspirer, toutes réserves faites, de l'exemple de l'Irlande, où des lois spéciales, garantissant les intérêts des fermiers et même leur facilitant le rachat des terres exploitées par eux, ont été édictées par le Parlement. Je considère ces mesures comme une nécessité économique et politique au milieu de la crise agraire que nous traversons. La reconnaissance par le gouvernement etles institutions législatives de cette nécessité urgente et une entrée résolue dans cette voie de justice et d'humanité serviraient sans nul doute à l’apaisement des populations rurales, mieux que la proclamation du principe de la nationalisation du sol, dont elles ne veulent pas, et bien mieux encore que l’appel des troupes et des cosaques auxquels on a recours aujourd'hui pour maintenir l’ordre dans les campagnes, au risque d’envenimer davantage, et pour de longues années, les rapports entre les propriétaires et les paysans.
Il y a encore d’autres mesures à prendre : ainsi il
est nécessaire de favoriser, au moyen du crédit fon-
cier aussi large et aussi peu coûteux que possible,
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