HU. Y LA RUSSIE AGRICOLE
est encore souvent obligée de leur venir en aide par
toutes sortes de subsides, les émigrés ont le droit d'obtenir, sur les lieux de destination et sans autre
redevance qu'une rente annuelle insignifiante, dont
ils sont libérés pour les premières années de leur :
installation, de 10 à 15 hectares de terrains, selon
-1es localités,’ .pour chaque personne dusexe masculin,
sans distinction d'âge. En comptant que chaque famille contiént une moyenne de 3 à 5 âmes masculines, y compris les enfants en bas âge, même Îles nourrissons, c’est donc de 30 à 50 ou de 45 à 75 hectares ou, pour être plus exact de déciatines, ce qui fait un Fe de plus, que chaque famille obtient.
I est vrai que les terres destinées aux émicrants : ‘sont, la plupart du temps, absolüment incultes, souvent couvertes de forêts qu'ils sont obligés de
défricher, dans des conditions absolument cie
et où leur installation est toujours bien pénible, surtout à l'approche de la mauvaise saison. Pour . leur venir en aide, on leur donne la faculté de: recevoir gratuitement, des forêts de l'Etaf, le bois ‘pour la construction de cabanes, et ils sont pour une . certaine période de temps exempts. de tout impôt et
même du service militaire.
C'est ainsi que la Russie déverse le surplus de la
population de certaines de ses provinces dans les
régions du pays encore désertes et incultes, mais propres à la culture et pouvant, pour une longue
.” période de temps, servir à l'installation de tous ceux
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