‹ La Russie agricole devant la crise agraireChapitre 17 sur 140 · AMI NN · texte numérisé non relu

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unc sauvegarde contre le paupérisme, garantit contre le prolétariat ; mais l'expérience démontre d’une manière indiscutable que Jes mauvais côtés de ce système contrebalancent les bons, et que la réalité ne répond point aux espérances ct aux idées de ses défenseurs, souvent fanatiques et ne voulant pas se rendre même à l'évidence.

Il m'est impossible d'entrer ici dans le fond de [a question, si complexe ct si controversée, des avantages et des défauts des deux systèmes de propricté, la propriété individuelle et la propriété collective, d'autant plus que j'aurai probablement l'occasion de revenir sur cette question, si impottante pour nous, dans une de mes études suivantes ; mais ilestévident pour moi que, même au point de vue théorique, l'idée de la propriété communale, autrement dit le droit de chaque membre de la commune à la eue ne possède aucun des bons côtés qu’on lui impute et ne donne aucune garantie. Tant que la population est peu dense, tant que la terre n’a pas perdu de sa fertilité naturelle et ne demande ni soins particuliers, ni culture spéciale pour fructifier, chacun peut se contenter du lopin de terre qui lui échoitentpartage, peut Îe travailler tant bien que mal, — et plutôt mal que bien, car il n’a aucun avantage à donner ses soins à l'amélioration d'une terre dont il n'est pas certain d’avoir la jouissance demain, ni de rentrer dans ses frais de culture. Tant que le paysan peutse contenter des maigres récoltes que la terre

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