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mune, généralement réuni en un seul troupeau, —
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-le paysan cest tout aussi embarrassé, dans de telles “conditions, pour apporter une amélioration sérieuse
à la culture de ses terres, que dans les régions où domine le principe de la propriété communale. C'est seulement dans les provinces du Nord-Ouest de la
Russie et du royaume de Pologne que la situation est
diflérente et se rapproche davantage de ce qu’elle
est dans les contrées occidentales de l'Europe, en. * Allemagne, en Autriche, en France, etc. C’est seu-
lement là qu'il existe réellement des fermes, plus ou moins grandes, appartenant aux paysans et dont
- les terres forment un bloc tout autour de l'habita-
tion. Ailleurs, le régime est tout autre ; il faudrait un grand et long travail de délimitation, d'échange
. de terre, de centralisation des propriétés, pour arriver à un résultat qui ouvre enfin la voie au progrès.
Cette modification fondamentale du système aujour-
d’hui en vigueur pour l'exploitation des terres sur
la plus grande superficie de l'Empire rencontrera bien des difficultés, suscitera une vive opposition de
‘la partie la plus routinière des paysans mêmes, exi-
gera de fortes dépenses, de grandes forces tech-
niques pour être réalisée; mais elle est urgente et
inévitable, — car hors de là il n'y a point de salut ni d'avenir possible pour nos classes rurales. La nécessité en est, du reste, déjà reconnue par le gouvernement, ct la nouvelle institution qui a été créée par l'Empereur en lieu et place de notre ancien
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